Plaid

 date du concert

19/02/2009

 salle

Batofar,
Paris

 tags

Batofar / Plaid

 liens

Plaid
Batofar

 dans la même rubrique

Peu portés sur la nostalgie, c’est néanmoins avec une certaine émotion que nous nous rendîmes au Batofar ce jeudi soir afin d’y assister à un concert de Plaid. Sentiment double puisqu’il s’agissait de retrouver une formation que nous n’avions plus vue sur scène depuis longtemps et de retourner dans une salle tellement visitée au début des années 2000. Au reste, on fut vite rassuré quant au public présent ce soir-là en entendant dans la file d’attente l’un des spectateurs narrer ses souvenirs de soirées Infamous Labels, un autre se rappeler les après-midi Piratages ou un troisième signaler qu’à l’instar de l’auteur de ces lignes, il n’avait pas remis les pieds au Batofar depuis les cinq ans du navire rouge (soit il y a cinq ans tout juste). Fort judicieusement, pour débuter les festivités de son dixième anniversaire, la péniche du quai François Mauriac proposa plusieurs concerts qui renouèrent avec son glorieux passé : Monolake, Gilles Peterson ou Plaid, donc.

C’est autour de 23h15 que les Anglais prirent définitivement place derrière leurs laptops et machines, après quelques minutes de réglage pendant lesquelles opérait un DJ. Immédiatement, on se situa en terrain connu avec un arrière-plan mélodique tiré d’Eyen, l’une des pièces maîtresses de Plaid, et agrémenté de rythmiques plus marquées que sur disque. Par la suite, c’est dans des enregistrements plus récents qu’Ed Hanley et Andrew Turner piochèrent, passant sans peine d’un morceau porté principalement sur une mélodie joliment enfantine à un titre dans lequel une polyrythmie racée accompagnait des mélopées moyen-orientalisantes. La présence quasi indiscontinue de ses sonorités métalliques typiques du duo permit d’apporter cohérence et fil conducteur à un concert dont on regretta les à-coups provoqués par le non-enchaînement des morceaux, ces deux ou trois secondes entre chaque pièce venant rompre un continuum dont on aurait aimé qu’il durât pendant la grosse heure de la prestation.

Relayée par ces habituels visuels de formes géométriques kaléidoscopiques projetées sur les écrans vidéo du Batofar, l’electronica des Britanniques put se développer jusqu’à Squance, dernier morceau du set principal, salué comme il se doit dès sa mise en place par un public connaisseur et venu en nombre (les rares billets d’entrée en vente sur place trouvèrent rapidement preneurs). Moins portés sur la mélodie, les deux titres joués en rappel confirmèrent l’inflexion pas si éloignée d’un abstract hip-hop que ces pages purent décrire ces deux dernières années.

François Bousquet
le 22/02/2009

À lire également

14/06/2001
Plaid
(SonarPark)
17/02/2007
Plaid / Ratatat
(Beursschouwburg)
Plaid
Double Figure
(Warp)
16/09/2000
Warp’ology : Mira Calix +
(Trabendo)