The Healthy Boy

Jusqu’à ce que nous soyons repus

(Kythibong Records / La Baleine)

 date de sortie

28/01/2009

 genre

Rock

 style

Folk / Slowcore

 appréciation

 écouter

2 MP3 (complets)

 tags

Folk / Kythibong Records / Slowcore / The Healthy Boy

 liens

The Healthy Boy
Kythibong Records

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Nous vous parlions de The Healthy Boy, le projet solo de Benjamin Nerot, moitié de Belone Quartet, il y a un peu plus de deux semaines suite à son passage sur Paris pour un concert au Pop In. Comme promis nous revenons sur ce projet avec cette fois son deuxième album sorti fin janvier, près de 5 ans après A two steps promenade, mais toujours chez Kythibong.

Dès le premier titre, on retrouve ce style un peu nonchalant, désenchanté, lent et sombre, aidé par une voix grave et des intonations qui font mouche. Difficile de ne pas penser à Leonard Cohen à l’écoute de To Hug My Rose, joliment arrangé avec doublement des voix et d’une guitare un peu plus lumineuse. De nonchalant à alangui, on passe même au quasi inerte avec les 8 minutes de Time to Escape, justement hors du temps. Ultra minimal, avare de notes, chant monocorde, The Healthy Boy déconcerte parfois par tant de silences malgré quelques élans, aidé par des membres de Zëro en guise de backing band, avec batterie, basse et steel guitar qui vient ajouter au blues ambiant. On trouvera la collaboration (uniquement sur trois titres) entre les quatre artistes inégale, faisant généralement pencher la balance vers un style plus rock, mais on appréciera la subtilité d’un tournoiement métallique et électronique sur le génial Fight Fire With Fire qui reste très folk, laissant la part belle à la voix de Benjamin, profonde et habitée. Dans la lignée, on citera Dancing Burning Bodies, autre grand moment de l’album avec un fin égrenage de guitare pour une mélodie à tomber par terre, un jeu tout en finesse et subtilité, alternant plaines et pics.
Et puis en fin d’album, les choses s’emballent un peu, comme révélant un sentiment d’urgence, d’abord dans le tempo du jeu de guitare de Last Glance, très enlevé, et un chant plus affirmé, plus sec, puis avec Days Turn qui nous permet de retouver le backing band et une rythmique aux balais frétillants sur les fûts de la batterie.

Si l’on est pas forcément fan de toutes les chansons, Jusqu’à ce que nous soyons repus recèle toutefois quelques perles comme on en trouve rarement, ces petites chansons simples qui parlent du quotidien, de la vie, qui touchent à l’humain. On prolongera un peu ce sentiment dans quelques jours avec le nouvel album de Belone Quartet, sorti tout juste un mois après.

Fabrice ALLARD
le 13/04/2009

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