L’Art de la Comédie

 auteur

Eduardo de Filippo

 metteur en scène

Marie Vayssière

 date

du 21/04/2006 au 21/05/2006

 salle

Théâtre de la Bastille,
Paris

 appréciation
 tags

Eduardo de Filippo / Théâtre de la Bastille

 liens

Théâtre de la Bastille

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Dramaturge italien, Eduardo de Filippo voulut, avec L’Art de la Comédie, s’intéresser aux rapports entre pouvoir et théâtre via la première journée d’un préfet nouvellement installé dans une petite ville et confronté d’entrée au directeur d’une troupe.

Après avoir devisé sur le prétendu manque d’inspiration des auteurs contemporains, les deux hommes commencent à se brouiller et le saltimbanque repart, menaçant le représentant de l’autorité d’envoyer ses comédiens, grimés, en lieu et place des notables que le préfet doit recevoir ce même jour. Alors que médecin, curé, institutrice et pharmacien se succèdent dans le bureau officiel, le préfet et son directeur de cabinet sont persuadés qu’il s’agit desdits comédiens, le spectateur en étant moins convaincu. Dans ce jeu du vrai et du faux, où séduction, admiration et crainte sont liés, la fable prend forme : plutôt loufoque au début, elle se fait de plus en plus ironique et grinçante pour finir dans un noir très net (un mort sur le plateau, des dizaines en dehors dans un accident de train qui n’inquiète pas plus que cela le préfet).

Si l’écriture de Filippo est impeccablement travaillée et la scénographie de Marie Vayssière justement inventive (grâce notamment à un panneau pivotant structurant habilement l’espace au gré des scènes), on sera moins emballé par sa direction d’acteurs. Tirant leur jeu vers le loufoque, voire le grand-guignol (le tropisme italien de la comedia dell’arte semble avoir été trop fort), la metteuse en scène les amène à en rajouter systématiquement : déplacements à grandes enjambées, emportements, éclats de voix, gestuelle démesurée, mimiques exagérées, tout l’attirail est utilisé. Justifiée dans son principe (le caractère méta-théâtral de la pièce appelait cette dimension démonstratrice), ce choix trop appuyé dessert un spectacle qui ne nécessitait peut-être pas tant d’ostentation.

Autres dates :
- 9 et 10 octobre 2007 : Comédie de Genève
- 25 et 26 octobre 2007 : Scène Nationale de Sète
- du 14 au 17 novembre 2007 : Centre Dramatique National d’Orléans
- 20 et 21 décembre 2007 : Théâtre de Grasse

François Bousquet
le 05/05/2006

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