Scanner

 date du concert

16/10/2002

 salle

Centre Pompidou,
Paris

 tags

Centre Pompidou / Scanner

 liens

Scanner
Centre Pompidou

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Cela faisait un peu moins d’un an que nous n’avions pas vu Scanner, mais comme c’est un plaisir à chaque fois renouvelé nous ne pouvions pas manquer cette occasion de le revoir, dans d’excellentes conditions puisque comme il y a deux ans avec David Shea, c’est au Centre Pompidou qu’il joue ce soir dans le cadre de l’exposition Sonic Process à laquelle il participe, seul au milieu de la grande scène et dans une salle quasiment pleine.

Il s’approche tout d’abord d’un micro, produit quelques sons avec sa bouche, quelques murmures qu’ils sample et met en boucle. Il rajoute petit à petit de nouveaux éléments : une nappe synthétique, un martèlement lent et tribal, des grognements, des voix déformées, de longue plages d’orgue et une petite note qui donne le rythme. Robin Rimbaud ébauche ainsi des ambiances, des atmosphères hybrides à la fois douce et inquiétante, maintenant ainsi l’auditeur dans une attente perpétuelle de changement, d’évolution, un peu comme un film dont les éléments s’enchaînent suivant un fil conducteur. La tension monte, les sonorités se font plus dures, le rythme s’accélère quelques instant comme lors d’une course-poursuite avant de redescendre et de se calmer pour un nouveau passage calme fait de nappes de cordes synthétiques et autres sonorités aquatiques.

La deuxième moitié du concert fut bien plus rythmé et basé sur de courtes boucles mélodiques, des sonorités plus abrasives, avec aussi un passage de musique classique a grand renfort de violons, assez surprenant. Malheureusement pendant cette deuxième partie de concert les éclairages qui étaient jusque là soignés et en quantité suffisante, accompagnant très bien la musique, virevoltaient dans tous les sens donnant l’impression de regarder un économiseur d’écran technoïde.

Le public enthousiaste après une grosse heure de concert, Scanner revient pour un rappel de deux titres enchaînés. Ambient aérien pour commencer avec une rythmique downtempo, avec un son énorme, une musique électronique qui devient orchestrale avec sa superposition de cordes tendues et graves, de basses profondes.
Le second morceau toujours à base de cordes se voyait mis en relief par une rythmique dure, agréable au début, mais donnant un peu l’impression de tourner en boucle par la suite.
Mais le public en demande encore, d’où un deuxième rappel qui fut un mélange des divers éléments que nous avions pu entendre jusque là : rythmes lents un peu tribaux, cordes et basse en apesanteur, samples de voix et divers bruitages donnant une teinte un peu world à ce dernier morceau.

Au final ce fut un peu plus d’1h30 de concert, a mi-chemin entre ambient et electronica, bien fichue et agréable.

Fabrice ALLARD
le 27/10/2002

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