Belone Quartet

1802

(Kythibong Records / La Baleine)

 date de sortie

25/02/2009

 genre

Electronique

 style

Electro / Pop

 appréciation

 écouter

3 MP3 (complets)

 tags

Belone Quartet / Electro / Kythibong Records / Pop / The Healthy Boy

 liens

Belone Quartet
The Healthy Boy
Kythibong Records

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On découvrait Belone Quartet en 2006 avec leur premier véritable album, Les Prémices de la Béatitude naissent de l’Amertume, dont nous n’avions pas parlé, globalement très pop-rock même s’il intégrait de subtils éléments électroniques. S’ensuivit une prestation qui fut loin de nous convaincre à La Route du Rock session hiver 2007, et voici donc de retour le duo formé par Antoine Bellanger et Benjamin Nerot, tout juste un mois après la sortie du nouvel album de The Healthy Boy, le projet solo de Benjamin.

On est un peu surpris par la pochette, minimaliste d’une part et plutôt inhabituelle dans un registre pop-rock. Il faut dire que sur ce nouvel album, le duo fait le grand écart entre les styles, tour à tour rock vif puis electronica sautillante, passant de la voix douce d’Antoine et celle grave et sombre de Benjamin, avec régulièrement des rencontres-croisements entre l’acoustique et les machines, et des duos qui apportent une cohésion, une unité de forme à l’ensemble de l’album qui apparaît au final à la fois hétéroclite et cohérent.
Alors effectivement, quand on met l’album sur la platine et que débute Even The Fields, The River And The Places avec son électronique minimaliste et sa boîte à rythme, on est assez surpris, même si l’on enchaîne rapidement avec un chant répétitif, entêtant, des guitares incisives, un rock hypnotique qui pourra faire penser parfois à Joy Division. L’économie de moyen, l’épure, semble avoir été le fil conducteur lors de l’enregistrement de 1802 si l’on se fie à des pièces comme Bad Winter Nights ou The Cure et leur voix, désenchantées ou spoken word, simplement posées sur des percussions parfois martiales.
D’un autre côté on trouve une électronique fine nous rappelant la musique d’un jeu vidéo sur The Way I Want To Die, des bleeps perçants sur le très électro-pop Tidal Wave, frais et léger. Moins fins, les claviers servent plus classiquement d’accompagnement, apportant douceur et mélodie sur les très beaux Bad Winter Nights et When You’ll Turn Old, virent franchement à l’électro-pop 80s sur le sautillant et surprenant All The Beauties ou rivalisent avec les guitares pour un revival électro-rock plutôt efficace (The Sleeper, I Send You Some Flowers).

Treize titres en une quarantaine de minutes, a peu près autant de tubes qui se concentrent sur l’essentiel, d’où ce minimalisme brut que l’on trouve encore sur Time, avant de terminer par le triste To Her Soul, chanson folk que l’on pourrait trouver sur l’album de The Healthy Boy, superbement mise en relief par de fins bruitages électroniques et rythmiques.

Fabrice ALLARD
le 26/04/2009

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