Violet

Violet Ray Gas & The Playback Singers

(Zeromoon, Sentient Recognition Archive / Import)

 date de sortie

31/03/2009

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Noise

 appréciation

 tags

Alexei Borisov / Ambient / Critikal / Drone / Noise / Sentient Recognition Archive / Violet / Zeromoon

 liens

Alexei Borisov
Violet
Critikal
Zeromoon
Sentient Recognition Archive

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On connaissait assez peu Violet, projet solo de Jeff Surak, si ce n’est par sa participation au projet Critikal ou pour l’avoir croisé sur un split qu’il partageait avec Michael Gendreau et Alexei Borisov qui nous avait plutôt donné envie d’en savoir un peu plus. En voici donc l’occasion.

Jeff Surak a commencé à composer dans les années 80, collaborant alors avec des gens comme Kapotte Muziek (Frans de Waard, Roel Meelkop et Peter Duimelinks) ou John Hudak pour ne citer que ceux dont il nous arrive de parler ici. Après avoir passé la majeure partie de son temps en Russie dans les années 90, créé le duo V., il revient en solo avec un croisement de sons concrets, bruitages électroniques, et drones acoustiques du plus bel effet comme le prouve ce nouvel album.
L’album s’ouvre avec All Records Collapse pour une ambient post-industrielle aux sonorités sourdes et sifflements de machines, et la voix d’Alexei Borisov avec qui Jeff Surak travaille de temps à autre. S’il s’agit généralement d’une véritable musique ambient avec des pièces qui frôlent le quart d’heure, leur forme est loin d’être uniforme. Marionetki en particulier pourra surprendre avec son enchaînement de drones et bruits sourds, un frétillement qui fait penser au moteur d’un projecteur de film, ses arrêts brusques et silences, une nappe acoustique lointaine qui semble se rapprocher et... oui, une texture bruitiste mêlée à des drones.
Si ce passage est assez extrême, le bruit n’est en général là que pour donner de l’épaisseur au son. Comme on rajoute du grain à une photo numérique pour lui donner un certain cachet, Violet plaque des textures légèrement granuleuse sur des nappes qui ressemblent à la résonance d’un piano sur Plague Numbers et petit à petit les sonorités d’origine acoustique prennent de l’importance. Des guitares rugueuses se frottent aux craquements de branchages de Snakehead Lapping, des violons un peu free, menaçants, parfois proche d’une musique classique contemporaine deviennent un peu fous au fur et à mesure que l’on s’enfonce vers les 13mn de Violet Ray Gas, et pour finir une superposition de cordes et choeurs forment un drone aérien, quasi mystique sur Interior Ghosts.

Voilà, on connaissait à peine le monsieur, et déjà on est fan. S’il dirige seul la structure Zeromoon chez qui il sort la plupart de ses enregistrements, on rangera certainement cet album pas très loin de nos disques Touch ou des maîtres du drone tels que Arnold Dreyblatt ou Phill Niblock.

Fabrice ALLARD
le 26/04/2009

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