GD Luxxe

Crave

(Angelika Köhlermann / Import)

 date de sortie

14/11/2008

 genre

Electronique

 style

Electro / Pop

 appréciation

 écouter

11 extraits (Flash)

 tags

Angelika Köhlermann / Electro / GD Luxxe / Pop

 liens

GD Luxxe
Angelika Köhlermann

 autres disques récents
Martijn Comes
Interrogation Of The Crystalline Sublime
(Moving Furniture Records)
Quentin Sirjacq
Companion
(Schole)
Altars Altars
Fragments
(Home Normal)
Simon Scott
Soundings
(Touch)

Après le léger et électro-pop instrumental Vendetta chez les canadiens de Suction Records, puis Make sur son propre label Angelika Köhlermann avec un son plus rock et cold wave, Gerhard Potuznik semble trouver ici son équilibre, jusque sur la pochette rappelant Vendetta de part ses couleurs tout en gardant un certain mystère derrière cet abstrait drapé.

On avait un peu oublié ce revival rock qui hantait Make, un album qui nous avait un peu moins marqué que Vendetta. Du coup on est un peu surpris par le Believe qui ouvre l’album avec une guitare en guise d’accompagnement. Le ton est entre deux, oscillant entre une certaine légèreté quand l’électronique prend le dessus avec ses arpèges colorées en roue libre (Only Love), et une voix feutrée, toujours un peu désenchantée, sombre (We Know). Une voix qui contribue d’ailleurs elle aussi à évoquer les années 80 que GD Luxxe continue de revisiter, parfois avec originalité, comme sur le sombre et funky Diggin et son chant quasiment scandé.
À propos des années 80, on notera deux jolies reprises. Tout d’abord le Compulsion de Joe Crow, surtout connu pour avoir été repris par Martin L. Gore sur son Counterfeit E.P dont s’inspire directement l’Autrichien. Plus tard il revisite le This Corrosion des Sisters of Mercy sans trop s’éloigner de l’original, avec des choeurs nous faisant aussi penser aux Pet Shop Boys. Puisque l’on en est aux références, on en profitera pour citer Remain et sa rythmique mécanique et fermée, saccadée, très axé sur les sonorités de basse, une reverb sur une voix, le tout évoquant assez fortement Joy Division.
Mais si on ne devait retenir qu’un titre, ce serait Only Love, situé en milieu d’album et qui résume à lui seul l’esprit de cet album. Hyper synthétique avec ses montées d’arpèges sucrées, une boite à rythme à la fois ferme et aérée, et une voix magnifiquement désenchantée pour un résultat à la fois dansant et tristoune. Le parfait tube new wave.

GD Luxxe ne révolutionne pas grand chose, mais délivre un bel album, parfois déroutant à la première écoute, parfois hyper accrocheur, composé pour tout amateur d’électro-pop et de ces années maudites que furent les années 80.

Fabrice ALLARD
le 08/05/2009

À lire également

Zeebee
Priorities
(Angelika Köhlermann)
Ted Minsky
Madame le Ted
(Angelika Köhlermann)
Boulder dDash
Alien Folk Trash
(Angelika Köhlermann)
V/A
Snow Robots 2
(Suction Records)