Acetate Zero

Hesitation Blues

(Arbouse Recordings / Anticraft)

 date de sortie

31/05/2009

 genre

Rock

 style

Post-Rock / Slowcore

 appréciation

 écouter

2 MP3 complets

 tags

Acetate Zero / Arbouse Recordings / Post-Rock / Slowcore

 liens

Acetate Zero
Arbouse Recordings
Anticraft

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Étrange expérience : au moment d’allumer le lecteur mp3, installé pour plusieurs heures dans le train, se rendre compte qu’on a complètement oublié de remplir ledit lecteur et ne se retrouver qu’avec un seul album à écouter ; se le passer une fois, l’apprécier et, faute d’autre chose, le réécouter immédiatement avant de refaire la même opération pour le voyage retour et de prendre toujours autant de plaisir à l’écouter. C’est précisément la manière dont on a procédé à la découverte de ce nouvel album studio d’Acetate Zero, toujours fidèle au label aveyronnais Arbouse Recordings. Pour être tout à fait honnête, notre opinion était quasiment forgée avant même l’écoute du disque, en fervents amateurs des compositions du groupe parisien, même s’il faut reconnaître que ce long-format marque une légère inflexion vers des horizons un peu plus lo-fi.

De fait, le chant semble davantage présent qu’auparavant, offrant des morceaux dans lesquels Elsa Diot peut opérer de sa voix distante et nonchalante (The Road, Post Victorian Memory, le début de Nothing But The Rain, Down With The Ship ou le plus évaporé 49°55’39.55”N+2°45’22.45”E). Même quand les Français oeuvrent de manière instrumentale ou avec un simple sample vocal, le post-rock lyrique semble bien loin au profit de travaux clairs-obscurs (Quiet Away, Hit Me Don’t Worry About It).

Malgré cela, les fondamentaux d’Acetate Zero demeurent bien présents sur de nombreux autres titres : des mélodies de guitare entraînantes (Dry, Tough Guy Can’t Die) aux déferlements sonores (Heavy Super Twin), du mélange typiquement slowcore entre distorsion de l’instrument et profonde mélancolie de l’ensemble (Precious Metal) aux morceaux chantés par Stéphane Recrosio avec ce faux détachement qu’on lui connaît (le même Tough Guy Can’t Die). Bref, entre renouvellement et consolidation de ses points forts, la formation francilienne se rend une nouvelle fois indispensable… et pas seulement pour les voyages en train.

François Bousquet
le 11/08/2009

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