Mono

Hymn to the Immortal Wind

(Conspiracy Records / Differ-ant)

 date de sortie

24/03/2009

 genre

Rock

 style

Post-Rock

 appréciation

 tags

Conspiracy Records / Mono / Post-Rock

 liens

Mono
Conspiracy Records

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Même si l’on a déjà parlé quelques fois de Mono sur ces pages, ce n’est pas vraiment le genre de formation que l’on suit assidument. A posteriori, on se dira que la principale originalité du quatuor est d’être d’origine japonaise alors que le pays du soleil levant n’est pas forcément connu pour son post-rock épique. Certainement arrivés trop tard et jouant dans un style déjà bien calibré, notamment par Mogwai, on a un peu de mal à voir le véritable intérêt d’une telle production musicale.

Bon, reconnaissons-le, cette introduction est un peu extrémiste. En effet il suffit d’écouter 30 secondes de Mono pour reconnaître que cette musique a déjà pour intérêt de procurer un plaisir immédiat. Alternances de calme et d’envolées énergiques, mélodies omniprésentes et jouant beaucoup, trop selon nous, sur la corde sensible, ce qui pour certains sera la force du groupe sera pour nous sa faiblesse. Du coup on mettra un peu de temps à rentrer dans un album qui nous paraîtra dans un premier temps lourd, avec un style limite pompier sur Ashes In The Snow. L’impression est même renforcée sur ce 5ème album puisque le quatuor est entouré d’un ensemble orchestral avec contrebassiste et flûtistes, mais aussi et surtout avec un véritable ensemble de violonistes et violoncellistes qui ont tendance à appuyer le propos à l’extrême. Dans le genre cinématographique, un style qui a d’ailleurs toujours été une marque de fabrique des Japonais, on aura donc tendance à préférer Silent Flight, Sleeping Dawn, plus calme et répétitif, avec un apport important du piano et les élans du très beau "Follow The Map" dont le glockenspiel permet de gagner en finesse.
Le groupe semble a peu près trouver son équilibre dans la deuxième moitié de l’album. Les morceaux de plus de 10mn jouent sur l’alternance des ambiances, entre mélodies de guitares lumineuses voire mélancoliques (Pure As Snow (Trails Of The Winter Storm)) et envolées nettement plus rock avec des six cordes rageuses sur The Battle To Heaven et Everlasting Light, allant jusqu’à écraser les violons qui passent alors au second plan.

On se retrouve au final partagé entre quelques belles plages de post-rock épique mais sans grande surprises, de jolis passages plus calmes marqués par un piano ou des guitares cristallines, et un ensemble de corde qui en fait souvent un peu trop, venant alourdir le propos.

Fabrice ALLARD
le 15/08/2009

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