irr. app. (ext.)

Kreiselwelle

(Helen Scarsdale Agency / Metamkine)

 date de sortie

00/04/2009

 genre

Electronique

 style

Ambient / Musique Concrète

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Ambient / Helen Scarsdale Agency / irr. app. (ext.) / Musique Concrète

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irr. app. (ext.), un pseudo bien étrange derrière lequel se cache l’artiste californien Matthew Waldron. Celui-ci enregistre de la musique depuis maintenant une dizaine d’années, commençant par sortir ses productions lui-même, de façon confidentielle, en cassette et CD-R. Une œuvre confidentielle mais reconnue qui lui vaut depuis quelques années maintenant, des rééditions CD de ses premiers enregistrements sur des labels de renom tels que Beta Lactam, Crouton, ou The Helen Scarsdale Agency qu’il retrouve ici pour la deuxième fois. Il a par ailleur été convié à une collaboration avec Nurse With Wound en 2004 pour la série Angry Eelectric Finger au même titre que Jim O’Rourke.

Kreiselwelle est le troisième volet d’une trilogie consacrée à la vie et au travail du psychiatre-psychanalyste Wilhelm Reich, élève de Freud. La trilogie a été initiée en 2001 avec Ozeanische Gefühle sur son propre label Errata In Excelsus, et réédité en 2004 chez Helen Scarsdale, suivi par Cosmic Superimposition en 2007. Les trois volets ont également pour particularité d’avoir été composés à partir de la même collection de field recordings, le choix des sonorités retenues et utilisées dépendant de la thématique de l’album. Kreiselwelle signifie "vague en spirale", un type de structure régulièrement observé par Wilhelm Reich, et qui a donc servi de base à cet album puisque Matthew Waldron a restreint son travail aux sonorités ayant pour origine cette forme de spirale.
Après ces considérations théoriques, voyons ce qu’il en est au niveau de la musique. Bien heureusement, l’album s’apprécie sans connaitre tous ces éléments contextuels. On ira même jusqu’à dire qu’ils sont transparents, et que Kreiselwelle est finalement un classique album d’ambient concrète. L’américain travaille par traitement et collage de ses field recordings, et c’est en cela que sa musique s’apparente à de la musique concrète, avec laquelle il construit des paysages sonores denses et sombres, mais aussi cinématographique. L’album, composé d’une seule pièce de près de 46mn, débute par quelques coups métalliques, des pas sur les graviers, se dirigeant vers un inconnu qui est cet univers sonore, et se termine avec ses mêmes pas et le grincement d’un portillon que l’on referme. Ce qui arrive à notre héros entre temps est par contre assez flou : grincements métalliques, souffles en tout genres, bruits des vagues, claquements de cordes métalliques, grincements de bois, nombreux frétillements et bouillonnements, imitation de la course d’un cheval, clapotis de l’eau et cris d’oiseaux, caquètements, nappes fantomatiques sont quelques pistes-éléments qui croisent son parcours.

Si l’ensemble s’écoute avec plaisir, on pourra regretter de trouver tout ceci assez classique, et on aura du mal à trouver dans cet album la véritable marque de l’artiste. Par ailleurs, Kreiselwelle étant le dernier volet d’une trilogie, et qui plus est d’une trilogie construite à partir des mêmes éléments, on est assez tenté d’aller écouter les précédents volets afin de retrouver la cohérence de l’ensemble.

Fabrice ALLARD
le 04/09/2009

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