Pole - Lena - Andrew Pekler

 date du concert

23/11/2002

 salle

Batofar,
Paris

 tags

Andrew Pekler / Batofar / Lena / Pole

 liens

Lena
Pole
Andrew Pekler
Batofar

Pole de passage sur Paris, c’est le genre d’événement que l’on ne pouvait pas rater. Il est venu cette fois avec une nouvelle et jeune signature de son label  scape puisque Andrew Pekler qui assurait ce soir la première partie, vient d’y sortir son album Station to Station.
Pour compléter le plateau, on aura le plaisir de voir Lena que l’on avait raté il y a quelques mois.

On arrivera alors qu’Andrew Pekler est déjà sur scène, seul derrière son laptop. Rythmique faite de cliquetis et de basse, on semble être en terrain connu. Mais en fait Andrew Pekler rajoute des mélodies empruntes d’influences jazzy à base de guitare ou piano électrique sur des rythmiques parfois trip-hop très appuyées. Malheureusement le mélange ne prend pas, sonne faux et l’on préférerait voir sur scène un contrebassiste et une batterie.
Un plantage de son ordinateur n’arrangera pas les choses, et en fin de concert Andrew ne paraîtra lui-même pas convaincu par sa prestation.

Pole arrivera sur scène, apparemment heureux d’être là et plein d’assurance. Il faut dire qu’il n’a plus grand chose à prouver, si ce n’est trouver une nouvelle voie alors que l’electro-dub semble être en bout de course. Ce concert, alors qu’on ne s’y attendait pas, était donc l’occasion de montrer la nouvelle orientation de Stefan Betke. Il commence très fort avec son dub qui prend des ailes, avec une rythmique appuyée et soutenue. On retrouve des éléments connus comme ces notes mélodies retenues plein de delay, mais il donne maintenant de la vie à ses machines et crée une musique plus organique, également plus jazzy que ce soit avec des micro-boucles mélodiques de saxophone, ou du mélodica qu’il joue en direct.
A vrai dire, sur le moment on était un peu décontenancé par cette nouvelle facette de l’artiste alors que l’on appréciait auparavant sa façon de glisser des grooves insidieux sur ses plages désertes et froides. Mais la construction des morceaux est toujours aussi fine, les sons très travaillés et toujours en retenue. Le public relativement nombreux appréciera puisqu’il applaudira entre les morceaux alors que ceux-ci devaient s’enchaîner.

On terminera avec Lena qui était ici parfaitement à sa place puisque son album, Lane, sorti chez Quatermass est tout à fait dans la lignée électro-dub. Nous avions par contre un peu de mal à imaginer ce qu’une telle formation pouvait donner en live puisque Mathias Delplanque est accompagné d’un batteur (Felix Amoussa) et du MC Lucky Buzz.
La surprise est alors de taille quand on se rend compte que la musique que l’on écoutait jusque là sur disque est belle et bien celle de cette formation hétéroclite. Le batteur construit des rythmes en équilibre instable tandis que le MC grogne quelques bruitages qui sur disque semblait être purement électroniques, la voix étant complètement modifiée par des effets.
Cette vision du live faisait réellement plaisir à voir, donnant alors à la musique de Lena toute sa dimension.

Fabrice ALLARD
le 24/11/2002

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