Port-Royal

Dying in Time

(debruitetdesilence)

 date de sortie

05/10/2009

 genre

Electronique

 style

Electronica / Techno

 appréciation

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11 RealAudio (extraits)

 tags

debruitetdesilence / Electronica / Port-Royal / Techno

 liens

Port-Royal
debruitetdesilence

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Resonant ayant mis la clef sous la porte, Port-Royal se devait de changer de label et on n’a pas été étonné d’apprendre que c’est la structure d’Oakland, n5MD, qui accueille à présent les Italiens (hébergés en France par debruitetdesilence). Cependant, il est assez savoureux de constater qu’au moment où Port-Royal rejoint un label quasi-exclusivement dédié au post-rock électronisé dont la formation s’était faite l’un des chantres avec ses premiers disques, cette dernière choisit d’accentuer très nettement l’aspect électronique, presque techno, de sa musique… l’art du contre-pied en quelque sorte.

De fait, les onze morceaux de Dying In Time, s’ils conservent leur durée (un peu moins de sept minutes de moyenne), leur capacité émotionnelle et leur aptitude à évoluer d’un style à l’autre en leur propre sein, laissent de côté toute dimension post-rock instrumentale pour enchaîner rythmiques appuyées et entraînantes (Balding Generation (Losing Hair As We Lose Hope)), interventions vocales féminines (trois invitées sont créditées et chantent sur la moitié des titres) et nappes de synthé à gogo. Quelques exceptions toutefois : le début d’Exhausted Muse\Europe parcouru d’une simple guitare électrique évanescente, celui d’I Used To Be Sad et ses crépitements ou la première partie d’Hermitage avec ses nappes prépondérantes.

Mais, dans la majorité, avec ce Dying in Time, le Port-Royal sur disque et le Port-Royal sur scène ne font plus qu’un, ce dont nous ne saurions nous plaindre, emportés par des réussites comme The Photoshopped Prince (potentiel tube sur toutes les pistes d’indie-dance), Susy : Blue East Fading et sa montée en puissance progressive ou Night in Kiev et sa boucle mélodique entêtante. En tatillonnant un peu, on relèvera néanmoins que le tempo est le même sur la plupart des morceaux et que le recours à de simples tierces pour passer d’une nappe à l’autre est plus que fréquent. Nonobstant ces remarques, c’est une bien belle évolution discographique que nous offre ici Port-Royal.

François Bousquet
le 21/11/2009

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