Acid Mothers Temple - Pardons

 date du concert

30/11/2002

 salle

Batofar,
Paris

 tags

Acid Mothers Temple / Batofar / Pardons

 liens

Acid Mothers Temple
Batofar

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Le concert ovni du mois au Batofar, c’était ce soir avec Acid Mothers Temple, soit des japonais qui font du rock psyché-progressif 15 ans après tout le monde, et vu le résultat ce soir, il semblerait que ça marche. En première partie, The Pardons, formé par deux membres de Acid Mother Temple, pour un de leur premier concert.

Après un DJ set assuré par l’équipe de Bimbo Tower, les Pardons prennent place, avec Cotton Casino aux machines et chant, et Hiroshi Higashi aux machines.
Ils commencent de façon assez bruitistes, seulement avec leurs machines dans un premier temps, puis la voix aiguë de Cotton Casino vient ajouter des chants plaintifs. La musique très spatiale nous donne l’impression s’être dans un vieux film de science-fiction tandis que les cris nous font parfois penser à ceux de héros de mangas avant d’asséner un coup fatal.
Au fil d’un set d’à peine 20 minutes l’ambiance passera de passages tendus à d’autres plus calme, pour finir de façon très zen et très belle avec voix et machines en parfaite harmonie.

Les Pardons se voient ensuite rejoint par les trois autres membres de Acid Mothers Temple, dont Makoto Kawabata qui commence avec une superbe intro au bouzouki. On se retrouve immédiatement projeté 30 ans en arrière avec une musique hautement psychédélique, une rythmique reprise depuis par des groupes post-rock qui s’accélère petit à petit jusqu’à ce que Kawabata délaisse le bouzouki au profit d’une guitare électrique qui se fera rageuse tout en reprenant régulièrement le thème du morceau. On regrettera un peu ce type de passage où le leader du groupe joue un peu les guitar-heroes. Changement brutal d’ambiance, passage nerveux laissant place au calme et à la mélodie avant de repartir de plus belles, et de très long morceaux, comme le veut le genre, seront des point communs à la plupart des morceaux du concert.
Kawabata utilise parfois une baguette métallique qu’il passe le long des cordes de sa guitare, parfois un archet, Hiroshi Higashi passe de la guitare aux machines, et Atsushi Tsuyama régulièrement à la basse se lance parfois dans de magnifiques chants à cappella, repris en choeur par tout le groupe.
Le public déjà bien chaud se révélera tout simplement hystérique en fin de concert, tendant les mains vers un musicien ou un autre comme s’il s’agissait d’un gourou, d’un chef spirituel qui séduit ses fidèles avec sa musique. Un grand moment de rock que l’on était heureux de vivre dans ce temple des musiques électroniques, un samedi soir avec un public averti.

Fabrice ALLARD
le 01/12/2002

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