Batofar cherche l’Italie : G.Ielasi & D.Sciajno - Starfuckers - Gastronauti

 date du concert

08/12/2002

 salle

Batofar,
Paris

 tags

Batofar / Domenico Sciajno / Festival Batofar cherche l’Italie / Gastronauti / Giuseppe Ielasi / Okapi / Starfuckers

 liens

Starfuckers
Okapi
Domenico Sciajno
Batofar

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Deuxième soirée du festival Batofar cherche l’Italie avec une affiche particulièrement éclectique où on vit quatre lives aussi différents les uns que les autres.

On débuta, dès 22h30, avec un duo qui nous était totalement inconnu : Giuseppe Ielasi & Domenico Sciajno. Tous les deux installés derrière leurs laptops, ils commencèrent par mêler samples de dialogues pris au vif, dans la rue, et glitchs divers. La texture se structura peu à peu pour donner une electronica minimaliste particulièrement agréable, presqu’aquatique. Ensuite, les italiens différencièrent plus clairement leur travail, l’un s’occupant du drone, tandis que l’autre opérait sur les rythmiques. On vit alors les beats prendre doucement le dessus sur les nappes, les sonorités se faisant plus martelantes, avant que la tendance ne s’inverse. Un affrontement musical apaisé et pacifiste en quelque sorte et, en tous cas, un bon concert et une découverte intéressante.

En revanche, la suite nous laissa plus circonspect. En effet, on eut tout d’abord droit aux collages et cut-ups de DJ Økapi qui superposa plusieurs instrumentaux décalés (on y entendit notamment bruits de cloches et autres mugissements), les hachant par des scratchs aussi sauvages que désynchronisés. Tombant assez rapidement dans la facilité avec des morceaux à forte connotation 80’s et nous lassant plutôt vite, DJ Økapi ne parvint pas à nous convaincre.

Nous ne fûmes pas plus emballés par la prestation de Gastronauti, duo guitare-batterie qui oscilla sans cesse entre un free jazz peu inspiré et un post-rock à la Fly Pan Am. Le batteur avait beau avoir recours à un mélodica ou à des machines, le guitariste pouvait bien s’employer au theremin ou bien pousser des grognements devant le micro, l’ensemble ne prenait pas.

Pour terminer la soirée, le trio Starfuckers (guitare, batterie, machines) prit possession de la scène, devant un public plus que clairsemé. Au bout de cinq minutes, peu convaincus par leur free jazz déstructuré et sans génie (voire sans vie), on décida de rester quand même, gageant un mieux dans le futur. Peine perdue, les titres reprenaient tous la même formule, avec parfois, seule différence, une partie chantée. Au bout de trois quart d’heure, ayant perdu tout espoir, on quitta le navire rouge pour ce soir.

François Bousquet
le 10/12/2002

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