Batofar cherche l’Italie : Santi & Saule - Mugen - Gamers in Exile

 date du concert

10/12/2002

 salle

Batofar,
Paris

 tags

Batofar / Festival Batofar cherche l’Italie / Gamers In Exile / Mugen / Saule

 liens

Batofar

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Troisième soirée du festival dédié à la scène artistique italienne, avec ce soir des musiques spatiales et un ovni. Décollage assuré !!

La musique de Saule s’écoute plutôt assis, comme nous avons pu l’apprécier la veille à la Maroquinerie. Nous ne nous étendrons pas sur le concert de ce soir, strictement identique au précédent, à savoir une musique ambient jouant sur le mouvements des textures avant de s’éclaircir. La différence avec la vie tenait uniquement dans la disposition des écrans sur lesquels sont projeté les films de Santi, placé au beau milieu de la salle, les projecteurs sur scène.
La musique est magnifique, et on n’est pas près de s’en lasser, c’était donc un plaisir de les revoir ce soir.

Découverte ensuite avec Mugen, projet musical mené par Alessandro Canova, seul derrière son laptop. Il attire tout de suite notre sympathie avec des sonorités recherchées, des contrastes appuyés entre les vrombissements de basses éparses et les bleeps d’un sonar extrêmement aigu. Ce genre de mélange reviendra régulièrement, créant des ambiances froides et inquiétantes aux influences parfois industrielles même si l’ensemble du concert se tournait plus vers l’ambient et des constructions, des mélanges se rapprochant de certaines musiques électro-acoustiques.
Après avoir posé le décors, des basses grinçantes font leur apparition, ainsi qu’une rythmique hypnotique appuyée par des stroboscopes agressifs et réguliers. Il n’y a pas grand monde ce soir au Batofar, mais le public est d’autant plus attentif que Mugen s’amuse avec les silences et les changements de rythme.
Un bien beau concert, et une belle découverte.

Un écran translucide devant la scène sur lequel est projeté un film : quelque chose, a mi-chemin entre un coeur, un cerveau et un poumon, qui est en train de brûler, et ce pendant tout le concert. Derrière celui-ci se trouve un membre de Gamers In Exile et son laptop pour un premier titre plutôt ambient et inquiétant.
La suite ne l’est pas moins : l’électro-pop de Gamers in exile semble malsaine avec ses petites voix complètement transformées qui chante de façon naïve sur des musiques électroniques, pop, aux mélodies sautillantes et choeurs d’église. Tous les morceaux sont du même type, et l’on ne rentrera pas dans le jeu, heureusement de courte durée puisque l’artiste abandonnera la scène après une vingtaine de minutes.

Mis à part cette petite déception, Saule et Mugen valaient largement le déplacement à eux seuls, pour ce qui fut assurément l’une des plus belles soirées du festival.

Fabrice ALLARD
le 15/12/2002

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