Hypo

Coco Douleur

(Tsunami Addiction / Discograph)

 date de sortie

01/03/2010

 genre

Electronique

 style

Expérimental / Pop

 appréciation

 écouter

14 titres complets (Bandcamp)

 tags

Carl Stone / EDH / Expérimental / His Name is Alive / Hypo / Kumi Solo / O.Lamm / Pop / Sawako / Tsunami Addiction

 liens

His Name is Alive
Sawako
Hypo
O.Lamm
Carl Stone
Kumi Solo
EDH
Tsunami Addiction

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Suite à la soirée à l’International pour fêter la sortie de l’album, voici la chronique du fameux Coco Douleur, déjà cinquième album de Hypo, le projet musical d’Anthony Keyeux dont nous parlons régulièrement sur ces pages. Après une découverte par Spymania, Hypo signait chez Active Suspension, véritable vivier d’une scène électro-pop expérimentale parisienne, et poursuit son œuvre chez les voisins de Tsunami Addiction, une structure de promo depuis longtemps en charge de dDamage qui développe sa section label avec notamment l’album de Milkymee.

Si quelques années sont passées depuis The Correct Use Of Pets, composé à quatre mains avec EDH, la formule n’a pas vraiment changé. Anthony travaille toujours beaucoup sous forme de collaboration avec bien sûr les amis-habitués (EDH, O.Lamm, Davide Balula, Kumisolo, Sawako), mais aussi quelques surprises comme Warren Defever (His Name is Alive), pour beaucoup venues du pays du soleil levant à commencer par l’Américain exilé Carl Stone, ou ADK du projet Sam & Valley. Il en résulte assez logiquement un certain exotisme illustré par la pochette et une fraicheur qui sied à merveille à l’esprit pop et coloré de cet album.
Concrètement, passé l’introduction façon générique-jingle de La Folia, on entame le marathon pop avec les chœurs de Yama Boy et la guitare de Julian Tardo (guitariste de Insides), entre douceur et légèreté sur une rythmique assez ferme. A l’image du concert, ce Coco Douleur révèle des percussions plus marquées, fermes, carrées, voire lourdes ajoutant à la pop immédiate un aspect sautillant, dansant, du plus bel effet sur Ultra Mon. Bien sûr, on retrouve régulièrement des bribes électroniques issues de manipulations live de samples (Sic Slac), effets prononcés sur les voix (Yo Kalabi avec O.Lamm ou l’étonnant Destino Too avec Carl Stone), mais on aura parfois l’impression que les ritournelles de Hypo reviennent à une composition plus conventionnelle quand on tombe sur les guitares de Julian Tardo et Warren Defever (End What End, If July) ou la basse de EDH qui apportent une véritable armature à Motor ou Boca Boca Dub.
Le point commun de ces 14 chansons gentiment expérimentales, c’est certainement un sens absolument parfait de la mélodie. À l’image de Kraftwerk qui alignait quelques notes entêtante, Hypo convainc avec une apparente simplicité qui fait mouche, souvent aidé par le chant (Porque Ram Ram), magnifiquement calé sur la rythmique (Coco²), avec il est vrai une certaine légèreté, mais parfois la mélancolie elle aussi se fait terriblement accrocheuse (Yoropiku Bin Bin).

Après quatre ans de quasi silence, Hypo nous revient avec ce qui est certainement son album le plus abouti à ce jour. Pop un jour, pop toujours !

Fabrice ALLARD
le 16/03/2010

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