Batofar cherche l’Italie : Massimo - D’Arcangelo - Oxtongue

 date du concert

11/12/2002

 salle

Batofar,
Paris

 tags

Batofar / D’Arcangelo / Festival Batofar cherche l’Italie / Massimo

 liens

D’Arcangelo
Massimo
Batofar

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Quatrième soirée du festival, avec aujourd’hui Massimo que l’on avait découvert au Batofar justement, dans le cadre d’une soirée Infamous. Nous ayant laissé une forte impression, nous voulions renouveler ce soir l’expérience, avec D’Arcangelo, déjà croisé chez Suction (avec Mat-101) et Rephlex.

Massimo débute doucement après quelques problèmes techniques, pousse un petit cri et se lance dans une grosse texture bruitiste au sein de laquelle se trouve prisonnière une superbe mélodie, un peu à la manière de Fennesz. Ca souffle, ca crisse, ca grince, ca ronronne mais rien n’est gratuit et le résultat est magnifique, dur et mélancolique.
Si la base des morceaux est le bruit électronique, celui-ci est tout de même riche, varié, et à aucun moment la musique de Massimo ne nous lassera. S’il abandonne les mélodies c’est pour travailler sur une construction rythmique basée sur un hachage du bruit, faire aller et venir un bruit blanc et appliquer divers filtres donnant une couleur nouvelle à sa musique. La plus belle réussite sera certainement quelques minutes avant la fin : le son devient sourd, faible, comme si l’on entendait le son du walkman de notre voisin. Il s’éclaircit ensuite comme si l’on entendait maintenant la musique a travers un petit transistor. Elle consiste en une boucle rythmique qui menace d’éclater a tout moment. C’est ce qui se produit finalement, le son reprenant toute son ampleur, pour un final indus et dansant de toute beauté.
On attendait beaucoup de ce concert et nous n’avons pas été déçu.

Suite à l’annulation de Tu M’, c’est Oxtongue, initialement prévu en tant que DJ, qui assure le relais, en live avec son laptop. Le programme annonçait un DJ set deep-techno/house, et le live fut du même acabit. Après un joli morceau ambient avec une basse profonde, il enchaîne les ensuite les titres plus ou moins house, plus mélodiques en fin de set, nous faisant parfois penser à Luomo.
C’est plutôt bien fichu, mais guère original. On abandonnera la salle pendant le concert, avec un public qui semblait pas plus convaincu.

La soirée se termine avec D’Arcangelo que l’on connaissait pour ses influences 80s, ses vocoders et ses mélodies efficaces sur des rythmiques dansante. Ce soir sa musique se caractérise avant tout par des rythmiques breakbeat très présentes tandis que les mélodies, généralement douces se place en arrière plan. Les rythmes n’étant guère variés, on frôle souvent la lassitude, alternant seulement entre influences Rephlex et hip-hop.
Chose étonnante, alors que l’on s’attendait a priori à voir un dancefloor enflammé, à part quelques férus de déconstructions rythmiques, le public est relativement calme, semblant confirmer qu’il manque un petit quelque chose. On abandonnera donc la salle après 45 minutes un peu vaines. Déception.

Fabrice ALLARD
le 15/12/2002

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