Batofar cherche italie : Wang Inc. - Retina.It - Maurizio Martusciello

 date du concert

12/12/2002

 salle

Batofar,
Paris

 tags

Batofar / Festival Batofar cherche l’Italie / Maurizio Martusciello / Retina.It / Wang Inc.

 liens

Wang Inc.
Retina.It
Maurizio Martusciello
Batofar

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Dernière soirée du festival italien en ce qui nous concerne, avec ce soir un déplacement motivé par la présence de Wang Inc. découvert il y a quelques mois sur le label Bip-Hop. Un concert un peu décevant qui nous aura par contre permis de faire deux belles découvertes.

La première d’entre elles sera Maurizio Martusciello. Un homme, un ordinateur pas portable, accompagné d’une autre personne pour les projections sur écran translucide placé devant la scène, sur lequel semble flotter des formes géométriques, des cubes se multipliant.
Musique extrêmement calme pour commencer, ambient qui emprunte autant à l’electronica qu’aux musiques électroacoustiques plus expérimentales, mais le mélange est facile à appréhender, et surtout fort séduisant. Après une vingtaine de minute une basse vient apporter une profondeur nouvelle pour ce qui fut le plus beau morceau de concert, tandis que sur le dernier quart d’heure, l’apport d’une rythmique se révéla un peu vain, ou moins bien intégré aux élément déjà présent.
Ce fut toutefois une très grosse découverte qui se solda par l’achat d’un mini-CD plus proche des musiques concrètes sorti chez Metamkine.

C’est donc Wang Inc. qui prend le relais avec une multitude d’appareils électroniques et de pédales d’effet devant lui, et pour seul éclairage un gros spot blanc à sa gauche. Il commence un premier titre, en soufflant dans un tuyau relié à un instrument électronique. Sur son t-shirt blanc il est alors écrit Breath. A la fin il enlève ce t-shirt, en dévoilant ainsi un second portant un nouveau mot, une nouvelle phrase, et on se rendra compte par la suite qu’il s’agissait des titres des morceaux, dont la plupart étaient issus de son dernier album, Risotto in 4/4.
Malheureusement le passage sur scène, bien qu’agréable ne nous convainc guère. La partie rythmique est suffisamment appuyé pour rendre les morceaux dansant, les bricolages électroniques sont amusant mais le résultat n’est pas si inventif que cela alors que le disque nous laissait percevoir une réelle originalité, une certaine folie créative.

Pour finir, Retina.It, dans un style electronica, débute de façon minimale avec une rythmique clinquante et répétitive, ponctuée de divers bruitages atmosphériques. Celle-ci s’accélère, se fait plus abrupte, légèrement syncopée, et sert d’armature à des mélodies subtiles et discrètes, sachant se faire oublier, évitant ainsi la facilité. On obtient alors un beau mélange onirique, construit par l’hypnotisme des rythmes et les paysages hantés des mélodies.
Une autre belle découverte pour une autre très belle soirée du festival.

Fabrice ALLARD
le 18/12/2002

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