Balmorhea / Nils Frahm

 date du concert

13/04/2010

 salle

Espace B,
Paris

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Balmorhea / Espace B / Nils Frahm

 liens

Balmorhea
Nils Frahm
Espace B

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Après un superbe concert l’an dernier aux Instants Chavirés et le nom moins sublime album chez Sonic Pieces, on ne pouvait pas rater ce nouveau passage de Nils Frahm sur Paris. C’était par ailleurs l’occasion de revoir le combo Balmorhea qui jouaient eux aussi aux Instants à la même époque. La soirée se déroulait à l’Espace B qui, tout comme le Chiquito ou le Rigoletto s’avère être un bar qui propose un espace pour des concerts. Ici ce n’est pas la cave mais une grande salle située en fond de bar.

C’est vers 21h15 que Nils Frahm prend place au piano, mais comme on le constatait en arrivant dans la salle, il s’agissait à notre grand regret d’un piano électrique, avec sur celui-ci un laptop dont on ne saura à quoi il servait... Le set ressemblera énormément à celui qu’il nous proposait un an plus tôt, reprenant même la construction de son album Wintermusik en commençant par un court morceau en guise d’échauffement, permettant de rentrer dans l’univers de l’artiste sans en dévoiler les secrets. C’est en effet sur la longueur que Nils Frahm fait des merveilles, comme ici sur son deuxième morceau d’une vingtaine de minute dont il nous semblera reconnaître quelques portions, doux et mélancolique, puis s’élevant progressivement, recherchant la lumière en augmentant le tempo.
La petite surprise de cette tournée, c’est un morceau très enlevé joué à quatre mains avec Rob Lowe de Balmorhea, quelques mots avec le public et puis il terminera avec Ambre, extrait du fameux Wintermusik. Un joli concert, juste un petit regret quant à la qualité sonore de l’instrument.

Si le récent Constellations nous a un peu déçu (à tel point que nous avons préféré ne pas l’évoquer directement dans ces pages), nous gardons en mémoire la très bonne prestation de Balmorhea aux Instants Chavirés l’an passé. Même configuration cette fois-ci (six musiciens dont trois instruments à cordes) et set qui nous a semblé assez proche. En effet, en 2009 plusieurs morceaux de leur concert nous étaient alors inconnus et avaient pu marquer par ce caractère inédit mais, depuis, nous les avons retrouvés précisément sur Constellations et le sentiment de découverte joua nettement moins (hormis le dernier titre, absent de tout disque du groupe). Après une première salve de titres issus de Constellations pour débuter (un peu paresseusement : To The Order Of Night, Bowsprit et Winter Circule sont effectivement, dans cet ordre, les trois premiers morceaux de l’album), le sextet livra de belles compositions d’All Is Wild, All Is Silent comme Settler et Harm And Boon.
Comme l’an passé, Rob Lowe opéra majoritairement au piano afin de dialoguer habilement avec contrebasse, violoncelle et violon. Si le premier de ces instruments put sembler moins utile que les deux autres, on nota en revanche la grande variété de jeu de Nicole Kern et Aisha Burns, capables aussi bien d’interventions suaves et amples que de travaux plus secs et marqués. Situé au fond de la petite scène, le batteur martelait ses fûts à l’aide de mailloches, n’hésitant pas à tirer ainsi ses camarades vers des inflexions plus post-rock (ou plus « hippie-folk » quand Michael Muller le rejoignit au tom sur Harm And Boon). Impression à nouveau largement positive donc, même si probablement moins forte que la première fois.

Fabrice ALLARD, François Bousquet
le 17/04/2010

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