Sylvain Chauveau

Singular Forms (Sometimes Repeated)

(Type / Import)

 date de sortie

19/03/2010

 genre

Rock

 style

Néo-Classique

 appréciation

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7 morceaux complets (via SoundCloud)

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Néo-Classique / Sylvain Chauveau / Type

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Sylvain Chauveau
Type

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Le concert donné au Bozar, dans le cadre du Brussels Electronic Music Festival, avait déjà pu nous donner une première idée de ce nouvel album de Sylvain Chauveau. Comme à Bruxelles, le musicien français s’est en effet largement appuyé sur l’aide de Pierre-Yves Macé pour réaliser ce long-format qui le voit, une fois de plus, s’attacher à une nouvelle forme d’approche musicale : une sorte de néo-classique chanté.

De fait, sur un piano joué par Chauveau lui-même ou Rasim Biyikli, il pose sa voix dans une démarche mi-chantée, mi-spoken word, tandis qu’à l’arrière-plan, les triturations de Macé ou les apports électroniques d’autres invités (Joseph Mills, Pierre Gérard, Steven Hess) crépitent. Si le piano intervient en direct, les autres composants instrumentaux sont donc largement filtrés et la guitare de Stephen Fiehn est préparée. Dans la même optique, la voix de Chauveau passe régulièrement par un micro filtré (on se souvient qu’à Bruxelles, justement, il commençait une phrase sur un micro « direct » et la terminait sur un autre filtré). Pour autant, cette présence d’effets et de simili écrans entre les musiciens et l’auditeur n’entraîne aucun sentiment de distance, renforçant presque, en revanche, l’impression de dénuement qui ressort globalement de l’album.

Un reproche cependant : la brièveté des morceaux (et partant de l’album qui ne dure que le temps de sept pistes et trente-deux minutes) qui génère chez l’auditeur une forme de frustration car, une fois l’instrumentation installée, la voix de Sylvain Chauveau n’apparaît qu’en seconde moitié de titre et l’ensemble ainsi constitué ne peut alors plus s’étendre que sur une ou deux minutes. Ce schéma conduit même certaines petites rythmiques à n’avoir malheureusement qu’une poignée de secondes d’existence à leur actif (Show The Clear And Lonely Way) ou piano et chant à ne se faire plus présents, dans une lointaine réminiscence de son album de reprises de Depeche Mode, que pendant une grosse minute (A Cloud Of Dust). Ces regrets mis à part, on tient bien là une nouvelle réussite de cette impeccable carrière.

François Bousquet
le 10/06/2010

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