Fennesz - Patrick Pulsinger

 date du concert

25/01/2003

 salle

Maison des Métallos,
Paris

 tags

Fennesz / Maison des Métallos / Patrick Pulsinger

 liens

Fennesz

Nouveau passage de Fennesz par la capitale, dans cette nouvelle salle que nous découvrions ce soir-là. Annoncé avec Patrick Pulsinger, nous ne savions pas vraiment quel serait la teneur de cette soirée : deux lives, une collaboration entre les deux artistes, un live et un DJ set... Toujours est-il que nous ne nous attendions nullement à ce qui se passa ce soir, et notre déception fut à la hauteur de cette mauvaise surprise.

La soirée étant annoncée à 22h30, nous n’arrivons sur place qu’au dernier moment, et l’on apprend à ce moment là que Fennesz jouait en direct la musique qui accompagnait le spectacle de danse qui précédait cette soirée. Première déception, puisque nous ignorions cela.
On rentre dans l’immense salle de bal qui sert de salle de concert. Sur scène, Patrick Pulsinger est aux platines et balance des morceaux plus dansants les uns que les autres, tous des tubes d’electronica mélodique, parfois plus funky quand la rythmique l’emporte sur le reste, parfois très teinté années 80, mais globalement très plaisant. Quelques temps après, Fennesz fait son apparition, installe son laptop, remue la tête, semble rigoler avec son acolyte. On se demande alors ce qui se passe. On pense d’abord qu’il s’agit donc d’une collaboration entre les deux musiciens, mais Fennesz ne semble pas faire grand chose, ou plutôt, on ne discerne pas vraiment sa part de travail.
Et puis celui-ci quitte la scène. Longtemps. Très longtemps même. On se demande ce qui se passe, on pense alors que Pulsinger va mixer et Fennesz faire un live tout seul par la suite. Il revient un peu avant 0h30, branche sa souris. Pulsinger lui laisse la place, et il commence un concert qui restera pendant longtemps dans nos mémoires. Un début calme, entre bref glitchs et une voix saturée, un passage plus abstrait ensuite, ébauche de rythmique, et une mélodie saturée comme il nous a habitué, comme on aime aussi, mais avec un son plus métallique. Il calme ensuite le jeu en proposant un passage ambient fait de notes grésillantes qui semble rebondir.
C’est alors qu’un technicien change des réglages et Fennesz lui fait comprendre d’arrêter de toucher ceux-ci. Mais il recommence, on se demande si celui-ci ne cherche pas à annuler une saturation tout à fait normale. Fennesz lui fait la remarque 2-3 fois, et arrête de jouer par dépit.
Résultat, un concert de 8 minutes.

Si le problème ne se situe pas à ce niveau, signalons quand même que 13 euros pour un concert de 8 minutes (nous n’étions pas vraiment venu pour voir Patrick Pulsinger) fera sûrement à l’heure des bilans de fin d’année, l’un des concerts les plus chers de 2003.
On ne connaîtra pas vraiment le pourquoi de la chose, mais en dehors de l’énervement de Fennesz, il semblerait que celui-ci pensait qu’il ne devait faire que l’accompagnement du spectacle de danse, et pas un concert en deuxième partie de soirée (d’où le début tardif), et que la salle doive fermer à 1h (le technicien ne faisait peut-être que baisser le son).
Bref, organisation à revoir.

Fabrice ALLARD
le 01/02/2003

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