Soirée BPitch Control : Eedio - Smash TV

 date du concert

15/02/2003

 salle

Centre Pompidou,
Paris

 tags

Centre Pompidou / Eedio / Smash TV

 liens

Centre Pompidou

 dans la même rubrique
09/03/2017
Benoît Pioulard / Fragments
(Supersonic)
08/03/2017
Svarte Greiner
(Salon de Musique)
04/03/2017
Domotic
(Médiathèque Musicale de Paris)

C’est nouveau, ça s’appelle le clubbing assis, et c’est le Centre Pompidou qui est sur ce créneau avec ce soir le label BPitch Control qui est mis en avant. Salle comble comme il fallait s’y attendre, avec l’impression que tout le monde connaissait les groupes à venir, sauf nous...

On commence par Eedio. Un homme seul au centre de la scène, entouré de machines. De part et d’autres étaient disposés un micro et une batterie électronique laissant présager la venue d’une chanteuse et d’un batteur.
Il commence seul avec une musique plutôt bien fichue, agréable, entre mélodies electronica, rythmique techno au tempo plutôt posé, le tout enrobé de nappes et sonorités un peu datées, mais ces influences 80s ne sont pas outrancières. A y regarder de plus près, l’ensemble n’apporte rien de nouveau, ne fait pas preuve d’une originalité débordante, mais parvient à séduire sans trop en faire, et en assumant pleinement ses influences, comme le montrait la dernière projection, alignant des pochettes de disques de Depeche Mode, Kraftwerk et Autechre.
Un set plutôt bien construit, parfois relevé par l’arrivée d’un batteur, puis de la chanteuse Nancy Fortune pour son tube No More Question.

Le temps d’installer le matériel, et Smash TV prend le relais. Une petite intro aux sonorités agressives, une construction abstraite, une volonté de brouiller les pistes, de tronquer, déformer tout élément reconnaissable, et l’on se dit que Smash TV va être encore plus intéressant, plus original, plus recherché.
Mais bien vite on déchante : sonorité allègrement pompée sur Kraftwerk (sans forcément qu’il s’agisse de samples), rythmiques funky, volume à fond, pour une musique dont le seul intérêt est de faire danser. Une partie du public cède à la tentation et se lève pour rejoindre le devant de la scène. On finira nous aussi par se lever, mais pour quitter la salle, définitivement.

Fabrice ALLARD
le 16/02/2003