Tomas Phillips / Jason Bivins

Blau

(Dragon’s Eye Recordings / Import)

 date de sortie

00/07/2010

 genre

Electronique

 style

Ambient / Expérimental / Improvisation

 appréciation

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2 extraits (Flash)

 tags

Ambient / Dragon’s Eye Recordings / Expérimental / Improvisation / Jason Bivins / Si_COMM / Tomas Phillips

 liens

Si_COMM
Dragon’s Eye Recordings
Tomas Phillips

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Ce duo entre les deux américains est une première. Tomas Phillips est compositeur, écrivain et enseignant en littérature. Il a travaillé à plusieurs reprises avec I8U (dont nous parlerons prochainement), participé à un projet commun avec Francisco López en début d’année, et on trouve son travail sur des labels tels que Trente Oiseaux ou Line. Jason Bivins est peut-être moins connu, ce guitariste improvisateur se produisant moins souvent en solo. Il joue dans de nombreuses formations, petits groupes d’impro, dont l’Unstable Ensemble qu’il a créé en 1999.

Duo d’improvisateurs donc, mais une pochette qui évoque un certain minimalisme avec ces lignes verticales nuancées. Il s’agit d’un travail de FOURM (B.G. Nichols, déjà croisé sous le nom de Si_COMM), inspiré des peintures de Barnett Newman et qui reflète l’autre versant de cet album qui mêle donc abstractions improvisées et ambient minimaliste. Ne connaissant pas assez les deux musiciens, on aura du mal à dire si cette dualité est le reflet de personnalités très différentes ou si c’est naturellement que le duo à trouvé cet équilibre qui se révèle parfois instable.

Après une courte introduction (2mn) très abstraite, mêlant frottements de cordes de guitare, grincements, claquements, souffles retenus voire plaintifs, l’album se compose de 4 morceaux de 9-10 minutes chacun, tous à peu près construits de la même manière. Des frétillements organiques, des craquements, des notes de guitares parfaitement reconnaissables sur Ohne Titel 2, rivalisant avec un larsen sur Ohne Titel 4, bruitages faisant penser à des croassements de grenouilles et cigales sur Ohne Titel 5, tels sont les composants d’une musique à la fois abstraite et imagée.
C’est petit à petit que les éléments se mettent en place, que les guitares se font plus langoureuses, proposant des drones tronqués sur Ohne Titel 2, de douces tonalités elles-aussi écourtées sur Ohne Titel 4, tandis que c’est une approche plus linéaire et minimaliste qui aura notre préférence sur Ohne Titel 3 et Ohne Titel 5 avec des drones grondants, des enchainements de nappes, des oscillations douces et lumineuses pour conclure l’album.

La combinaison d’une musique improvisée, abstraite, et d’une ambient est quelque chose de plutôt rare, mais qui est ici parfaitement amené, créant un subtile équilibre entre les genres.

Fabrice ALLARD
le 07/11/2010

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