Matt Elliott - Dominique Petitgand

 date du concert

11/05/2003

 salle

Guinguette Pirate,
Paris

 tags

Dominique Petitgand / Guinguette Pirate / Matt Elliott

 liens

Matt Elliott
Guinguette Pirate

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Faisant suite à la sortie de The Mess We Made, son premier album récemment sorti sous son propre nom, l’ancien Third Eye Foundation revenait à la Guinguette Pirate où il nous avait déjà donné un premier aperçu de ce nouvel enregistrement en septembre dernier lors du festival Piratages.

En première partie, on retrouvait Dominique Petitgand avec les diffusions qui font sa particularité et qui surprennent toujours le public pas encore habitué au procédé. Par contre pas de surprise si l’on connaît déjà les prestations de Petitgand, celui-ci laissant le public seul, parfois dans le noir, ici dans la pénombre, face à des extraits de dialogues, ou plutôt de monologues d’enfants ou de personnes âgées. Ces bribes d’histoires se répondent parfois, comme cette grand-mère qui raconte que même si son lit prenait feu elle n’aurait pas eu le courage de se lever, tandis que plus tard un petit garçon explique comment il a vu des pompiers éteindre un incendie dans un immeuble.
Les passages musicaux sont là pour créer une ambiance faite de douceur, de tendresse dans laquelle il enveloppe ses personnages, avec une légère touche de nostalgie qui met tout de suite le public au diapason.

Comme lors de son dernier passage à Paris, Matt Elliott était accompagné au violoncelle par Chris Cole, qui se joignait autrefois sur scène aux membres de Movietone.
Le concert débute avec Forty Days qui clôture l’album, petite mélodie de guitare qu’il joue en boucle, puis superposition de violoncelle, mélodica, hautbois et cette musique instrumentale, plus acoustique que Third Eye Foundation, nous fait penser à un Yann Tiersen exotique. D’ailleurs quand il se met à chanter, Matt Elliott prend des intonations surprenantes qui le rapprocheraient d’un chant tzigane. Une voix étonnante, à la fois douce de puissante qu’il mettra en oeuvre sur deux morceaux, la mélodie du second étant en partie assurée par une flûte.
Pour le dernier titre, le violoncelliste laisse son instrument pour ne se consacrer qu’à ses pédales d’effets, tout comme Matt Elliott qui utilisait en plus son clavier. Ils termine par Cotard´s Syndrome à l’intro calme composé de croisement de mélodie de guitare et se prolongeant pendant près d’un quart d’heure avec une avalanche de rythmes drum’n bass rappelant alors Third Eye Foundation.
Un agréable concert qui nous permit de découvrir Matt Elliott au chant, que l’on espère voir développer à l’avenir.

Fabrice ALLARD
le 17/05/2003

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