Présences Electronique 2012 - Robert Henke / Pimmon / Yannis Kyriakides

 date du concert

31/03/2012

 salle

Le 104,
Paris

 tags

Festival Présences Electronique 2012 / Le 104 / Monolake / Pimmon / Robert Henke / Yannis Kyriakides

 liens

Monolake
Pimmon
Yannis Kyriakides
Robert Henke
Le 104
Festival Présences Electronique 2012

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Deuxième journée du festival avec d’une part les concerts de la salle 400 qui font l’objet de cette chronique, et d’autre part les concerts de la soirée dans la Nef Curial. Grosse journée en ce samedi qui verra sa plus forte affluence justement pour le concert de Robert Henke qui affichait complet.

On commence à 17h avec Yannis Kyriakides, chypriote désormais basé à Amsterdam d’où il dirige le label Unsounds. Après une semaine de résidence au GRM en février, il nous présentait ce soir une nouvelle pièce intitulée The One Hundred Words dont on ne sait pas grand chose. Le travail de Kyriakides est plutôt éclectique, avec des œuvres très ambient, et d’autres plus accidentées, à base de field recordings et autres traitements sonores. C’est vers cette dernière tendance que se situait le concert du jour, s’appuyant la plupart du temps sur des bruitages réguliers, mécaniques, à base de chuintements, sifflements, souffles et puissantes déflagrations.
Un jeu extrêmement contrasté en début et fin de set, mêlant finesse et puissance brute, avec pour point de symétrie un long passage aux sonorités mécaniques, jouant sur la granularité de ses différentes sources sonores.

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Pimmon (répétition)

C’est ensuite au tour de Pimmon, auteur du récent The Oansome Orbit chroniqué sur ces pages, un artiste rare sur scène que nous avions un peu perdu de vue mais que nous appréciions énormément. Il se produisait de manière classique au laptop, mais accompagné par Robert Hampson à la spatialisation.
Après les fractures de Kyriakides, l’Australien proposait comme à son habitude une musique plus fluide, toute en longueurs et oscillations. Les sonorités utilisées sont certes un peu arides, mais elles se comportent comme des souffles et textures, tapissant l’environnement sonore de leurs ondulations, montées et glissements de tonalités et/ou d’intensité sonore. Alors que l’on gardait à l’esprit une musique extrêmement électronique et abstraite, Paul Gough semblait utiliser ici quelques enregistrements ambiants, proches de bruissements, piaillements et cris d’animaux, créant du coup une ambient riche, dense et organique.

À 19h c’est au tour de Robert Henke, plus connu sous le pseudo de Monolake. Il disposait d’une heure lors de laquelle il interpréta deux pièces composées de manière strictement opposées. D’une part, Tau, construite par synthèse sonore : tous les éléments que l’on entendait était générés par des machines. Ensuite ce fut au tour de Dust, quant à elle entièrement composée de sons concrets, field recordings captés en environnement naturel (vagues s’écrasant sur des rochers) ou domestique (machine à café).
Dans la première partie, en théorie synthétique, Robert Henke imite un environnement naturel : les sonorités utilisées évoquent une tempête, un orage, un tremblement de terre bref, le déchainement des éléments. À l’inverse, les éléments concrets de Dust sont tellement découpés, broyés, que leur nature même disparait. On obtient ici une pièce qui devient détachée du réel, et Robert Henke joue sur des textures, des boucles mécaniques, voire des nappes qui semblent être générées par les machines.
Bien sûr, c’était le but du jeu, faire du vrai avec du faux, puis du faux avec du vrai, créer le doute sur ce que l’on entend, ce que l’on voit dans une monde ou tout devient factice. Reste qu’on ne sera pas du tout convaincu par la démonstration, un peu facile, utilisant la synthèse granulaire pour faire perdre toute identité aux enregistrements de Dust.

On passera globalement de bons moment dans cette salle 400, artistes au centre, spectateurs tout autour, enceintes réparties sur l’ensemble de l’espace afin de profiter au mieux de la spatialisation. Étrangement, on ne sortira pas bluffé de ces trois concerts, que l’on trouvera relativement plats, uniformes.

Fabrice Allard
le 11/04/2012

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