Festival Octopus 2003 : Alva Noto - Safety Scissors

 date du concert

06/12/2003

 salle

Centre Pompidou,
Paris

 tags

Alva Noto / Centre Pompidou / Festival Octopus - 1ère Edition / Safety Scissors

 liens

Alva Noto
Centre Pompidou

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Ce soir à Pompidou, se déroulait la première soirée dans le cadre du festival Octopus, festival chargé de couvrir l’éventail des genres musicaux traités par le magazine du même nom. C’est plutôt dans un style electronica qu’oeuvrent les deux artistes présentés ce soir, chacun ayant bien sûr sa spécialité. Electro-pop déviante pour Safety Scissors, et click’n cut pour Carsten Nicolai, alias Alva Noto.

C’est Matthew Patterson Curry qui ouvre la soirée, sous le nom plus connu de Safety Scissors. On avait déjà pu le voir à quelques reprises sur Paris dont une soirée Infamous dédiée au label Context chez qui il a sorti un 12" (son album étant sorti chez Plug Research) et on trouve toujours son style à part intéressant, mais seul sur la grande scène du Centre Pompidou, c’est la fragilité de son set qui nous marquera, celle-ci étant liée au fait qu’il fait tout lui-même, qu’il cherche à faire apparemment un maximum de choses en direct, et qu’il prend ainsi le risque de se planter.
Pas de plantage ce soir, mais l’ensemble reste fragile et paraît régulièrement approximatif. Il commence par sampler un direct quelques sonorités qu’il met en boucle et transforme pour un premier titre doux et relativement abstrait, comme une longue introduction à la première chanson puisque Safety Scissors chante, d’une voix souvent mal assurée qui ajoute à la fragilité de son concert. Il alterne ainsi les morceaux instrumentaux, généralement un peu plus carrés et souvent très jolis, originaux et entraînants, et les chansons un peu amères et faussement ludiques.
Globalement un bon concert, mais il nous manque un petit quelque chose pour adhérer totalement. Peut-être que dans une plus petite salle le côté fragile du concert aurait pu tourner en sa faveur, rendant la "star" plus humaine.

Ce fut ensuite au tour d’Alva Noto, soit Carsten Nicolai que l’on avait vu il y a un an lors du festival Villette Numérique en compagnie de Ryoji Ikeda et Mika Vainio, ou encore au Batofar en duo avec Ryoji Ikeda sous le nom de Cyclo.
S’il était ce soir seul aux manettes, on ne verra que peu de différence avec le concert de l’an passé. Signé chez Mille Plateaux, Carsten Nicolai fait parti de la vague click’n cut, un genre à part entière au sein de la galaxie electronica, avec une musique minimale et pointilliste basée sur de micro-sonorités électroniques, comme des cliquetis, et autres sons bruts comme des bips suraigus ou des basses épurées. Le tout est agencé de façon millimétrée, afin de construire des grooves efficaces, mais apparemment Carsten Nicolai n’a pas grand chose à proposer depuis l’an passé, ou même depuis la sortie de son Prototypes en 2000. Même les visuels sont exactement les mêmes que ceux de l’an passé (enchevêtrement de rectangles réagissant à la musique) et nous rappellent les ondes sonores qui accompagnent les concerts de Pan Sonic.
Du coup on sera agréablement surpris par le rappel, peut-être encore plus répétitif, mais bénéficiant de l’ajout d’une voix de robot à laquelle semblait répondre un bleep, les deux éléments formant un semblant de mélodie. Globalement déçu, mais la prochaine fois qu’Alva Noto passera à Paris, on fera certainement le déplacement en espérant que l’amorce de ce virage se confirme.

Fabrice ALLARD
le 15/12/2003

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