Michel Aubry : The Searchers

 date

du 20/09/2013 au 15/12/2013

 salle

Crédac,
Ivry-sur-Seine

 appréciation
 tags

Crédac / Michel Aubry

 liens

Crédac

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La réactivation de créations passées est l’un des processus les plus en vogue dans l’art contemporain : manière habile de se mettre dans les traces d’ancêtres prestigieux, ce procédé est également un bon moyen de se rendre plus immédiatement familier aux yeux du spectateur. Entre opportunisme et revendication d’héritage, la démarche peut parfois s’avérer purement calculatrice ce qui n’est nullement le cas chez Michel Aubry, dont l’exposition The Searchers le voit reprendre des œuvres du constructivisme soviétique. Sont ainsi convoquées les figures d’Alexandre Rodtchenko et Konstantin Melnikov, plasticiens des années 1920, adepte de créations fonctionnelles jouant sur quatre couleurs uniquement : blanc, noir, rouge et gris.

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Vue de l’exposition

Pour aller au-delà de la simple actualisation de quelques-unes des pièces des deux Russes, Michel Aubry les a croisées avec un travail annoncé comme musical, même si l’exposition est muette. Combinant mobiliers (table, fauteuils, étagères…) et branches de roseaux dont on nous indique qu’elles produisent de la musique si on souffle dedans, le Français se fait plus décalé que révérencieux, plus facétieux que compassé et parvient à détourner les objets de leur simple fonctionnalité. Pour autant, la volonté de rendre hommage est toujours bien présente, puisqu’il s’agit avant tout de documenter le parcours de Rodtchenko (à travers le Club ouvrier qu’il a créé) ou celui de Melnikov (un kiosque est reproduit à l’échelle 1 et le pavillon de l’URSS pour l’Exposition des arts décoratifs industriels modernes de 1925 à Paris à l’échelle 1/10).

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Vue de l’exposition

Comme à chaque fois, le choix de Michel Aubry pour une exposition au Crédac n’est pas fortuit, Claire Le Restif l’ayant convié à montrer des productions dans une ville communiste précisément depuis 1925. À nouveau, donc, la saisie, dans le même regard, de l’architecture ivryenne et des œuvres héritées de l’art constructiviste soviétique témoigne d’une belle cohérence et justifie pleinement cette monstration.

François Bousquet
le 17/12/2013

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