Un Temps Bis

 auteur

Samuel Beckett

 metteur en scène

Georges Aperghis

 date

du 12/06/2014 au 15/06/2014

 salle

Théâtre de Gennevilliers,
Gennevilliers

 appréciation
 tags

Samuel Beckett / Théâtre de Gennevilliers

 liens

Théâtre de Gennevilliers

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Bien qu’à chaque fois on ressente quelques circonspections à l’égard du théâtre de Samuel Beckett, on tenta encore l’expérience, pariant sur le fait que la proposition de Georges Aperghis, réalisée dans le cadre du festival Manifeste de l’Ircam, pourrait plaire. De fait, plutôt que le texte brut de l’auteur, il s’agissait de mettre sur le plateau une actrice, chargée de réciter quelques passages de quatre œuvres différentes de l’Irlandais, et une altiste, amenée à faire le contrepoint avec des pièces d’Aperghis, Donatoni et Lachenmann.

On pouvait s’y attendre et les premiers instants de cette heure théâtrale le confirmèrent : on se trouva face à un spectacle très exigeant, entre musique contemporaine, voire atonale, aux poussées stridentes et fréquents pizzicati étouffés, et texte fragmenté et non-narratif. Même en étant familier d’écritures formalistes, travaillant le rapport entre les mots davantage que la construction d’un récit, on demeura extérieur à la proposition, probablement trop hermétique et excluante. Partant, on préféra se concentrer sur les jeux de lumières, à l’œuvre dès l’ouverture d’Un Temps Bis : noir complet puis rai d’un projecteur sur les pieds de Valérie Drévill et Geneviève Strosser, découverte progressive de leurs corps pendant que les premiers mots étaient prononcés.

De même, on releva la belle utilisation de quelques miroirs placés principalement en bordure de plateau : les projecteurs s’y reflètent et figurent alors un rectangle semblable à une fenêtre ou à l’embrasure d’une porte, dans lesquelles la silhouette des deux jeunes femmes peut alors se découper et apporter un peu de chair et de consistance, eu égard à la grande cérébralité de l’ensemble.

François Bousquet
le 18/06/2014

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