The Promise Of Moving Things

 date

du 12/09/2014 au 21/12/2014

 salle

Crédac,
Ivry-sur-Seine

 appréciation
 tags

Alexander Gutke / Antoine Nessi / Crédac / Nina Canell

 liens

Crédac

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Nina Canell : Dolphin Dandelion
(Crédac)

Il y a quatre ans, des centres d’arts de France et d’Allemagne avaient concocté le projet Thermostat, échange de leurs savoir-faire et mise en place d’expositions croisées. À présent, c’est avec l’Italie que ce dispositif se déploie, avec une plateforme nommée PIANO dans laquelle s’inscrit The Registry Of Promise, série de quatre expositions pensées par Chris Sharp, commissaire états-unien. Avec le volet The Promise Of Moving Things, présenté pendant trois mois au Crédac d’Ivry-sur-Seine, c’est aux objets qu’il s’attache et, antienne assez récurrente dans le champ curatorial, à la possible existence d’une vie propre à ces objets, dans la continuité de la pensée animiste.

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Mandla Reuter - The Agreement
(courtesy Galerie Mezzanin, Vienne)

Travailler le zoomorphisme ou l’anthropomorphisme d’outils et ustensiles s’avère effectivement un geste dont on a souvent eu à rendre compte sur ces pages ; en découvrir la lecture par un commissaire que l’on découvre et six artistes relativement peu connus présageait néanmoins d’une éventuelle dynamique nouvelle. La visite de l’exposition déçoit un peu cette attente, notamment quand on se trouve face aux travaux assez littéraux d’Antoine Nessi, avec sa série Unknown Organs, composants en acier galvanisé ou aluminium semblables à des organes humains. De même, les deux interventions de Michael E. Smith (faisceau de câbles électriques provenant d’un capot de voiture disposés façon système nerveux et enchevêtrement d’un masque de soudure et d’un petit moteur) ne proposent rien de véritablement nouveau. Voir léviter l’armoire de Mandla Reuter n’intéresse qu’à partir du moment où on voit une photo sur laquelle la suspension a été effacée tandis que la constellation de boules de cire combinée à une lampe d’architecte d’Hans Schabus occupe bien l’espace mais se raccroche difficilement au propos de l’exposition.

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Nina Canell - Treetops, Hillsides and Ditches
(courtesy Konrad Fischer Galerie, Berlin)

Encore plus poétique, mais plus directement connectée à la démarche curatoriale, Auto-scope permet à Alexander Gutke de donner vie à une pellicule 16mm qui, en une minute de film, s’échappe du projecteur, part dans le ciel, contemple un paysage enneigé et redescend s’insérer dans la bobine. Enfin, les deux interventions de Nina Canell permettent d’appréhender un peu plus un travail qu’on avait déjà (rapidement) aperçu à deux reprises. Bûches verticales recouvertes d’une résine végétale qui dégouline très lentement et petit morceau adhésif collé sur un fil de cuivre oscillant en fonction des impulsions d’un générateur de fréquence : ses deux propositions manifestent une volonté d’instiller délicatement une vie intérieure à ses combinaisons et de les faire battre à un rythme différent mais constant.

François Bousquet
le 25/11/2014

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