Bruno Pélassy

 date

du 16/01/2015 au 22/03/2015

 salle

Crédac,
Ivry-sur-Seine

 appréciation
 tags

Bruno Pélassy / Crédac

 liens

Crédac

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Vue de l’exposition

Constituée à partir d’œuvres issues de collections publiques comme privée, la rétrospective que consacre le Crédac à Bruno Pélassy permet de retracer la trajectoire de cet artiste, décédé en 2002 des suites du SIDA et profondément marqué par une esthétique un peu clinquante des années 1990. Précisément, dans ses compositions, le plasticien mélange régulièrement diamants, perles, bijoux, cristaux de Baccarat, dessins sur cire et velours, afin de réaliser des créations au rendu proche du kitsch ou du baroque (la série des reliquaires, les assemblages de pierreries).

Ses thématiques se veulent plus intemporelles, renvoyant fréquemment à l’Antiquité (coiffe évoquant la Méduse, serpents à deux têtes) ou convoquant une forme d’érotisme ou de lubricité : hommage à l’acteur porno Jeff Stryker, godemiché, sexe en érection ou main-mannequin gantée pouvant renvoyer au fist-fucking. La polysémie de ses réalisations passe également par un zoomorphisme, les agencements pouvant figurer des créatures chimériques comme les Gorgones ou ces bêtes imaginaires confectionnées à partir de petits jouets désossés et ré-augmentés par la suite.

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Vue de l’exposition

L’ensemble peine pourtant à toucher, étant probablement trop ouvertement ostentatoire et même quand Pélassy veut se faire plus sombre, il n’atteint pas forcément l’émotion que sait susciter un Félix Gonzalez-Torres, ouvertement cité dans Viva La Muerte, rideau de perles infranchissable, à la différence de celui de l’États-unien. Se constitue néanmoins, au fur et à mesure du parcours, un autoportrait fragmenté du Français, devenu sujet même de ses propres œuvres, intervenant sous la forme d’un petit personnage dans une vitrine ou posant son célèbre blouson de jean dans un des reliquaires.

François Bousquet
le 25/02/2015

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