Fennesz

 date du concert

22/09/2004

 salle

Planétarium,
Cité des Sciences, Paris

 tags

Fennesz / Festival Starball 3 / Planétarium

 liens

Fennesz
Festival Starball 3

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Troisième saison pour Starball, série de concerts ayant lieu au planétarium de la Cité des Sciences, ouverte cette année par Fennesz dont on prévoyait que les nappes rugueuses viendraient mettre un peu de piment dans ce cadre feutré, plutôt propice aux ambiances soyeuses.

Il y avait un peu de ça, mais pas autant que si l’autrichien avait fait le genre de concert qu’il produit habituellement. Comme s’il s’était plié au cadre, il semblait avoir adapté son set pour le rendre plus doux, et en jouant à un niveau sonore inhabituellement bas, mais ce point n’est peut-être pas de son fait.
Ainsi les nappes et textures granuleuses qui font son style, passaient ici pour de l’ambient langoureuse sur son début de concert. Il prend très rapidement sa guitare et balance quelques notes plutôt bien senties, pour une mélodie en tout cas plus réussie, moins anodine que celle jouée lors de son set à la Route du Rock il y a un mois. Cela dit, on reste perplexe quant à cette nouvelle approche du live, égrenant quelques notes de guitare pendant que son laptop diffuse ses nappes alors qu’on serait en droit d’attendre une réelle interaction entre guitare et machine.
Il repasse ensuite à son ordinateur, et on retrouve ce à quoi on est maintenant habitué, à savoir le son de Endless Summer avec mélodies de guitare mélancolico-romantiques noyées de souffles grésillants, du bruit mélodique, mais aussi quelques nouveautés comme de rapides coup sur les cordes de son instrument devenant très rythmique, et un passage, court mais suffisamment surprenant pour être noté, avec un son très électronique et clair d’une boucle mélodique et hypnotique.
Pour conclure, reprise de la guitare sur un souffle dense, et final un peu abrupte. Mais là, applaudissements faibles, en grande partie à cause du lieu. Le fait d’être dans le noir, de ne pas voir un artiste sur scène, bouleverse les repères et fait passer ces concerts pour de simples diffusions, voire même de la musique pour s’endormir, dans des sièges confortables. On ne dira pas que le moitié de la salle dormait, mais le public, ne voyant pas l’artiste qui de toute façon avait déjà quitté la salle n’avait pas l’impression de savoir s’il devait applaudir. Un peu dommage pour l’artiste qui nous a tout de même offert un excellent concert, comme à son habitude, mais en jouant ici la carte de la sécurité.

Fabrice ALLARD
le 25/09/2004

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