Festival Soy #14 : Ignatz

 date du concert

30/10/2016

 salle

Maison de l’Erdre,
Nantes

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Festival Soy #14 / Ignatz / Maison de l’Erdre

 liens

Ignatz
Festival Soy #14

Organisé pour la quatorzième édition, toujours calé autour du week-end de la Toussaint et dédié à la musique « indé » en général (« musiques aventureuses » annonce le programme), le Festival Soy ne recoupe pas forcément les préoccupations de cette publication, avec ses artistes majoritairement pop ou rock. Pour autant, une ou deux têtes d’affiche pourraient, sans peine, chaque année, se glisser dans ces pages, à l’image de Tortoise ou Matmos pour cette édition. À côté des plateaux rassembleurs, l’équipe de l’association Yamoy convie également, dans des espaces nantais moins identifiés comme lieux de concert (médiathèque, musée, maison de quartier, planétarium, etc…), des propositions plus défricheuses. Pour notre première venue à cette manifestation, nous avons assisté à l’ensemble des prestations données le dimanche (jour de clôture d’un festival débuté le mercredi), journée commencée dans la Maison de l’Erdre, lieu d’exposition au cœur de l’Île de Versailles, entre jardin japonais et bras de fleuve.

Chroniqué pour un concert donné en première partie de Date Palms, Ignatz a, depuis 2013 et cette précédente recension, poursuivi son parcours, fidèle notamment au label (K-RAA-K)³. À l’époque, le Bruxellois s’adonnait à un folk parfois teinté de blues, tranchait son jeu de guitare par des cassures et chantait assez haut perché. En trois ans, Bram Devens a évolué, offrant dorénavant un jeu en finger-picking, agrémenté de beaucoup de réverbération, et un peu de saturation, sur sa six-cordes tandis que sa voix était également affublée de réverbération. Dans un contexte marqué par l’utilisation d’arpèges très voisins les uns des autres, son chant se fait à présent proche de la vocalisation plaintive, quasiment indéchiffrable tant il parait marmonné.

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Ignatz

L’impression d’entendre une forme de complainte, d’être face à quelque chose de lancinant, se trouve alors renforcée par cette dimension assez homogène tant du chant que du jeu de guitare. À ce titre, on sut toutefois gré au Belge de ne pas s’adonner à ce type d’exercice démonstratif où les doigts courent sur le manche à toute vitesse (même si, à la fin d’un morceau, l’accélération du tempo le fit frôler cet écueil). Les morceaux s’enchaînèrent alors, dans une quasi-répétition qui entraîna le départ de plusieurs spectateurs, venus probablement à la fois pour le concert et pour la circonstance (il faisait beau, on était dimanche après-midi, le lieu était en entrée libre et l’Île de Versailles un endroit bien agréable). Remplacés par d’autres, dans un turn over finalement pas si dérangeant, ils manquèrent le dernier titre du set principal, avec ses accords grattés, sa diction (enfin) plus compréhensive et ses accents nettement plus folks.

François Bousquet
le 02/11/2016

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