Gareth Dickson

Orwell Court

(12k / Import)

 date de sortie

11/11/2016

 genre

Rock

 style

Folk

 appréciation

 tags

12k / Folk / Gareth Dickson

 liens

12k
Gareth Dickson

 autres disques récents
Orchard
Serendipity
(Ici d’Ailleurs)
Kyoka
SH
(Raster-Noton)
eRikm
Doubse Hystérie
(Monotype Records)
Borosilicate Purl
Coalescence
(Autoproduit)

Un album et un concert, tous deux datant de 2012, ne nous avait pas forcément incité à poursuivre notre exploration des travaux de Gareth Dickson, tant le folk de l’Écossais nous semblait routinier et peu personnel. Quatre ans après, un nouveau long-format sur 12k (et alors que, dans l’intervalle, d’autre disques avaient été publiés), nous permet de renouer avec le guitariste et de constater que le temps a fait œuvre favorable en l’espèce. De fait, le chant se trouve moins présent, des travaux d’arrière-plan (nappes ou petites touches harmoniques) viennent s’inviter, des chœurs féminins sont sollicités et le propos général se trouve parcouru d’une ambition nouvelle.

La relative longueur de chacun des sept morceaux du disque (tous supérieurs à quatre minutes) permet, en effet, d’intégrer plusieurs variations, de faire rentrer une batterie (Snag With The Language) ou un harmonica (Red Road), de proposer un break (Two Halfs) ou bien de livrer un instrumental (The Solid World). Si le jeu de guitare en arpèges peut toujours se faire légèrement démonstratif, l’ensemble trouve, avec ce nouveau paradigme, un renouvellement fort bienvenu. Ce renouvellement s’avère d’autant plus pertinent que d’autres affèteries ont été gommées depuis Quite A Way Away, principalement au niveau du chant qui trouve une place moins prépondérante et se situe davantage dans un parlé-chanté.

En fin d’album, Gareth Dickson reprend l’Atmosphere de Joy Division. Des cordes de guitare pincées, superposées à d’autres, claires et détachées, se chargent de l’accompagnement tandis que sa voix se trouve dotée d’une réverbération certaine. Partant, on se situe dans un registre nettement plus éthéré et moins sombre que l’original, on perd probablement en signification ce qu’on récupère en évanescence.

François Bousquet
le 18/01/2017

À lire également

Antti Rannisto
Ääniesineitä
(12k)
Kenneth Kirschner
Twenty Ten
(12k)
Federico Durand
La Niña Junco
(12k)
04/11/2012
Gareth Dickson
(Au Salon)