Metamatics

Bodypop

(Neo Ouija / Import)

 date de sortie

17/11/2016

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 tags

Electronica / Metamatics / Neo Ouija

 liens

Neo Ouija

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Deuxième renaissance pour Neo Ouija puisque le label anglais était déjà réapparu fin 2008, après trois années de silence, pour un premier retour qui ne dura que trois ans et demi. C’est après une nouvelle période d’absence, de quatre ans et demi cette fois-ci, que la structure britannique refait donc surface, toujours pilotée par Lee Norris qui, tant qu’à faire, débute cette troisième vie avec un disque de son propre projet.

Jusqu’à présent uniquement évoqué pour sa présence sur les célèbres (et excellentes) compilations Cottage Industries que publie régulièrement Neo Ouija (un volume 6 est, d’ailleurs, annoncé pour 2017), Metamatics avait pourtant publié une douzaine d’albums, principalement sur Hydrogen Dukebox et sorti autour de la première moitié des années 2000. Au reste, son electronica avec ses mélodies à la fois un peu enfantines et semblant issues d’un vieux synthé, comme son atmosphère un brin robotique, renvoient fortement à cette période de l’electronica anglaise triomphante. Il s’ensuit que certaines composantes peuvent paraître légèrement datées, à l’image des voix robotiques (à la fin d’Image 2 Image, au début de Midge Image), de certaines rythmiques (la cymbale digitalisée de Bodyzip) ou bien de la tessiture des lignes mélodiques saturées de Chromazone. Dès lors, l’écoute de Bodypop sonne comme une sorte de voyage en arrière d’une douzaine d’années, avec ses beaux passages éthérés (Moor Mist), ses moments aux consonances plus industrielles (Shit Hot Dirt) ou son déferlement rythmique, façon « drill » (Cornish Pasty).

Comme si les onze morceaux de son album ne suffisaient pas, Lee Norris a également convié trois partenaires (Dokun, The Shape et Ambidextrous) à remixer trois pistes de ce même long-format. Placées au milieu des titres originaux (et non à la fin de l’album, comme c’est plutôt la coutume), ces relectures s’inscrivent un peu trop dans la droite ligne de ce que le Britannique propose déjà par lui-même (sauf, à la rigueur, celle d’Image 2 Image par Ambidextrous qui creuse un sillon à la fois plus obscur, voire inquiétant, et parcouru de davantage de basses et de pulsations métronomiques). Tautologiques, ces remixes viennent donc renforcer le sentiment d’entendre, avec Bodypop, l’avatar d’une scène qui ne se renouvelle pas assez même si, comme on le pointait en début de chronique, le retour de Neo Ouija s’avère, de toute façon, à saluer.

François Bousquet
le 07/02/2017

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