Happy Hour

 chorégraphe

Mauro Paccagnella & Alessandro Bernardeschi

 date

du 23/01/2017 au 27/01/2017

 salle

Théâtre de la Bastille,
Paris

 appréciation
 tags

Mauro Paccagnella & Alessandro Bernardeschi / Théâtre de la Bastille

 liens

Théâtre de la Bastille

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Il y a dix ans, dans ce même Théâtre de la Bastille, nous assistions à la représentation de Basso Ostinato, création de Caterina Sagna dans laquelle deux hommes, attablés pour un repas, commençaient par dialoguer avant de s’agripper, dans un échange à la fois verbal et physique qui virait au morbide. Émancipés de la chorégraphe italienne, les deux interprètes sont de retour dans la salle de la rue de la Roquette pour une production propre, repérée par la critique dans le « off » du dernier Festival d’Avignon.

Amis, compagnons de route depuis de longues années, Mauro Paccagnella & Alessandro Bernardeschi nous convient ainsi à une Happy Hour mais, à l’inverse du spectacle évoqué plus haut, point de breuvage comme support de leurs joutes mais plutôt la volonté d’expérimenter plusieurs facettes du duo. À travers huit séquences (intitulées « matières »), cette forme tente alors d’être réinventée, en se jetant au sol, en attrapant la tête du camarade, en rampant par terre, en s’interpellant ou bien en se déguisant et s’accoutrant de concert (avec des perruques ou des plumes glissées dans la ceinture du pantalon). Dans cette lignée, les deux Italiens n’hésitent pas à montrer leurs corps de quinquas quasi-nus, presque flasques par endroits et en tout cas marqués par les ans.

Volontiers burlesque dans son développement (chutes au sol, slapstick, ruptures de rythme, fausses claques), Happy Hour peut aussi offrir des mouvements dans lesquels affleurent des sous-textes crypto-gays (ou, a minima, traduisant une forte « bromance » entre Paccagnella & Bernardeschi). Cet entre-deux se trouve aussi, d’une autre manière, dans l’alternance de moments plus intimes (souvenirs d’enfance) avec des passages tempétueux. Parfois un peu trop théâtraux ou grandiloquents (ce qu’on pourra mettre, quitte à convoquer un cliché éculé, sur le compte de leur italianité), les deux compères font assurément état de vrais enthousiasme et ironie, en plus de leur évidente complicité, et permettent d’effectivement passer une « heure joyeuse ».

Autres dates :
-  23 et 24 Mai 2017 - Théâtre du Bois de L’Aune, Aix-en-Provence
-  22 et 23 Juin 2017 – CCN, Tours
-  du 15 au 19 Mai 2018 - Théâtre des Bernardines, Marseille
-  8 et 9 Juin 2018 - Théâtre Les Tanneurs, Bruxelles

François Bousquet
le 24/01/2017

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