Dakota Suite & Quentin Sirjacq

Wintersong

(Schole / Import)

 date de sortie

16/12/2016

 genre

Rock

 style

Néo-Classique / Acoustique

 appréciation

 tags

Acoustique / Dakota Suite / Néo-Classique / Quentin Sirjacq / Schole

 liens

Schole
Quentin Sirjacq
Dakota Suite

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La collaboration entre Dakota Suite et Quentin Sirjacq prenant de l’ampleur (déjà trois albums en commun), il était logique qu’elle se poursuivît par une tournée conjointe, tenue au Japon en mars 2015, pays qui était un peu à l’origine de cette coopération, par l’intermédiaire du label Schole. Au cours de ce périple, les deux musiciens s’arrêtèrent pour enregistrer une session, retranscrite sur disque par cette même structure nippone, session qui permit de parcourir la discographie de Dakota Suite bien au-delà des albums réalisés avec Quentin Sirjacq.

De fait, plus de la moitié des titres ne se situent pas sur les trois précédents long-formats communs des Britanniques et du Français, mais se plient sans difficulté au format piano-voix retenu pour cette session. Bien qu’on puisse craindre une forme de trop grande homogénéité par la réduction de tous les morceaux à ce simple duo, faisant disparaître ce que batterie, basse et guitare peuvent apporter, il faut reconnaître que, sur la durée des cinquante minutes, la variété du jeu de Sirjacq permet de mettre de côté cette appréhension. Au contraire, même, on a le sentiment que le dénuement instrumental favorise une approche plus directe de la voix de Chris Hooson qui se fait plus affirmée et plus profonde, moins dans le parlé-chanté que d’ordinaire (il est possible que les conditions d’enregistrement aient également insisté sur cette dimension pour nous rendre cette voix encore plus proche).

C’est ainsi que sur le morceau-titre, par exemple, l’Anglais n’hésite pas à monter dans les aigus, voire à prendre le dessus sur le clavier, pour l’interprétation d’une pièce d’une vingtaine d’années (époque de l’excellent Songs For A Barbed Wire Fence). La volonté des deux hommes d’aller piocher dans le passé de Dakota Suite nous conduit à réécouter de magnifiques morceaux, à l’image du splendide The Lepers Companion, brillant d’une nouvelle lumière en raison du toucher gracieux de Quentin Sirjacq. Même résultat probant avec Last Flare From A Desperate Shipwreck et son piano aérien, soutien impeccable du timbre tourmenté et diablement émouvant de Chris Hooson. Revenant à des morceaux composés en collaboration, les deux interprètes savent enfin se montrer plus légers (In The Stillness Of This Night), manière de ne pas se complaire dans un unique registre et de compléter un album d’une réelle beauté.

François Bousquet
le 09/03/2017

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