A.Karperyd

Woodwork

(Novoton / Import)

 date de sortie

06/05/2015

 genre

Electronique

 style

Ambient / Expérimental / Glitch / Downtempo

 appréciation

 tags

A.Karperyd / Ambient / Downtempo / Expérimental / Glitch / Novoton

 liens

A.Karperyd
Novoton

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Andeas Karperyd est actif depuis près de 30 ans au sein de divers projets de musiques électroniques, passant au fil des années par les musiques industrielles, noise avec Omala, techno, trance avec Obconic, une électro-ambient teintée de dub avec He Said Omala, ou plus récemment une sorte de new-wave expérimentale avec Hox, publié chez Editions Mego. Mais Woodwork est sa première production en solo et ce premier essai ne laisse pas indifférent.

En effet la musique d’Andreas Karperyd sort des sentiers battus et devrait même surprendre quand on connait un peu ses précédents travaux. Les différents styles cités plus haut nous apparaissent ici complètement effacés, ne laissant que le point commun à tous ses précédents projets : l’expérimentation. Mais une expérimentation sensuelle, avec un joli travail sur le son, un goût pour les belles sonorités et un délicat équilibre entre fracture et mélodie qui nous laisse sur un sentiment partagé, entre force et fragilité.
Le titre d’ouverture n’est pas le plus facile d’accès, mais ce Natural Nature retient toutefois l’attention avec sa rythmique sèche, ronde et lourde, alors que l’aspect mélodique tient essentiellement sur un traitement de vocalises. Concernant l’aspect déstructuré, on retiendra Public Transport et ses tonalités glissantes, à la fois affirmée et éraillées, avec une construction que l’on rapprochera du jeu d’un platiniste.

On aborde alors une phase plus apaisée avec Rejected and Awarded qui joue sur un contraste entre des tonalités douces et lentes, et un jeu de percussions toujours très sèches. Mais ce sont les 11mn du morceau titre qui retiennent tout particulièrement notre attention : plus sombre, à la puissance cinématographique, il décolle véritablement lorsqu’un piano syncopé et quelques claquements viennent souligner la rythmique. De toute beauté !
Nous ne sommes pas au bout de nos surprises puisque ce sont ensuite des guitares qui sont conviées, sous forme de glissements nasillards sur Winter Tone puis de mélodie éraillées qui feront penser à Fennesz sur Correlation and Dependence. Enregistré essentiellement en live, puis mixé en studio, Woodwork est empreint d’une certaine énergie que l’on retrouve plus particulièrement sur Villovagar avec sa rythmique ronde et ses basses groovy.

Un bel album qui mêle gentilles expérimentations et sensualité pour un résultat atypique qui en fait tout le charme.

Fabrice ALLARD
le 27/02/2017