Amiina

Fantômas

(Mengi / Import)

 date de sortie

25/11/2016

 genre

Rock

 style

Post-Rock

 appréciation

 tags

Amiina / Mengi / Post-Rock

 liens

Amiina
Mengi

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Revenus sur un label islandais (Mengi, en l’occurrence) après leur escapade sur Sound Of A Handshake, Amiina en profite pour évoluer musicalement, proposant quelque chose de moins en moins électronique, développant encore la part d’instrumentations réelles de leurs compositions. Initialement interprété au Théâtre du Châtelet en 2013, aux côtés de Tim Hecker ou Yann Tiersen, Fantômas se voulait une nouvelle bande-son pour les films de Louis Feuillade.

À présent retranscrite sur disque, cette proposition parvient, par ce renouvellement avec ce qu’Amiina offrait jusqu’alors, à s’extraire des embûches traditionnelles de la musique de film ; peut-être parce que, précisément, elle n’avait pas nécessairement été pensée pour agir en support des images. C’est ainsi que chaque morceau (d’une durée moyenne supérieure à quatre minutes) existe réellement et, n’étaient-ce leurs intitulés (Juve & Fandor, Lady Beltham, L’Homme Noir, etc…), ils ne sont pas spécialement connectés aux aventures du héros masqué. Il s’agit donc plutôt de constater que de subtils échanges sont concoctés entre instruments à cordes (violon, violoncelle, harpe, ukulélé) souvent jouées en pizzicati ou finger picking et percussions (métallophones, batterie ou autres percussions).

Cette approche, qu’on pourrait qualifier de « post-folk », trouve ainsi de beaux déploiements lorsque les différents instruments opèrent de concert, dans une mécanique délicate et lumineuse (Crocodile). À certains moments, comme pour souligner la part sombre du personnage de Feuillade, l’atmosphère générale semble se diriger vers quelque chose de plus inquiétant : jeu répété sur les mêmes cordes, roulements de batterie similaires à une pluie battante, piano crépusculaire, etc… Les Islandais s’approchent, dans ces passages, de tensions post-rock qu’ils parviennent toujours à maîtriser, sachant couper l’élan avant d’être dépassés (Simplon Express, L’Homme Noir).

François Bousquet
le 14/04/2017

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