Elegi

Bånsull

(Dronarivm / Import)

 date de sortie

10/02/2017

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / Dronarivm / Elegi

 liens

Elegi
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Après deux premiers albums assez convenus, tous deux publiés chez Miasmah, on espérait que le passage sur le label russe Dronarivm constituerait l’occasion pour Elegi de modifier un petit peu son approche et de délaisser cette ambient inquiétante qu’il sillonnait jusqu’alors. Pourtant, l’écoute de Bånsull nous refait immédiatemment longer ces rivages bien connus : mélange de samples et de cordes, opacité des textures, présence de souffles rauques et caractère sombre des nappes. Rien d’étonnant non plus puisqu’on apprend que Tommy Jansen est parti d’histoires qu’il racontait à sa fille quand elle était bébé, histoires censées l’aider à s’endormir mais qui eurent l’effet inverse et provoquèrent des cauchemars.

Les crépitements électroniques saupoudrés sur Messe accentuent naturellement cette sensation d’évolution feutrée mais non rassurante, naviguant un peu à vue dans des eaux noirâtres et tourmentées. Plus loin, quelques bribes de voix et bruits de pas laissent imaginer que quelqu’un serait enfermé dans un grenier (comme les morceaux composés par le Suédois quand sa fille était petite et laissées de côté pendant quelque temps) et appellerait de l’intérieur (Fordum).

Comme souvent avec ce type de proposition, il faut attendre qu’un piano lâche quelques notes détachées pour que l’ensemble s’éclaire, en même temps que le clavier se trouve relayé par des cordes plus soyeuses (Vemod). Mais il s’agit là d’un acte isolé puisque le reste de Bånsull (un mot suédois ancien pour « papillon ») a recours à ces schémas très traditionnels qu’on évoquait précédemment. Déjà circonspects à l’écoute de Sistereis, nous avions fait montre d’indulgence, s’agissant du premier album d’Elegi ; notre recension de Varde se faisait déjà moins bienveillante, et parvenu au stade du troisième long-format, nous ne pouvons donc que déplorer une absence de prise de risque manifeste.

François Bousquet
le 11/05/2017

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