Présences Électronique 2017 - James Tenney / Andrew Pekler / Akira Rabelais / Minibus Pimps

 date du concert

16/04/2017

 salle

Le 104,
Paris

 tags

Akira Rabelais / Andrew Pekler / Deathprod / Festival Présences Électronique 2017 / INA / GRM / Le 104

 liens

Andrew Pekler
INA / GRM
Le 104
Deathprod

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La pièce de répertoire de James Tenney, interprétée à l’acousmonium par François Bonnet, fut livrée d’un seul bloc, avec des poussées certaines (pas loin du bruit fait au décollage d’un avion) mais parvenant à conserver, tout au long de ses dix minutes, un niveau homogène et constant.

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Andrew Pekler

Dans la lignée de son Tristes Tropiques, publié l’an passé et qui se tournait vers une exotica synthétique, Andrew Pekler offrit un Description of an Island débutant par des listes de coordonnées GPS d’îles fantômes (îles apparues sur des cartes maritimes, mais dont l’existence n’a jamais été établie). Des récits d’exploration étaient également narrés tandis que, musicalement, des collages de sons divers étaient lancés par le Berlinois. Évidemment, parmi ces derniers, on retrouva des pépiements d’oiseaux et autres bruits typiquement liés à la jungle ou à la nature luxuriante telle qu’on l’imagine présente sur les îles considérées. Il en résulta un travail à mi-chemin entre aspect documentaire un peu illustratif et considération électro-acoustique plus traditionnelle.

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Akira Rabelais

Posté de l’autre côté de la scène, Akira Rabelais débuta par un morceau dans lequel des vocalises féminines et masculines étaient mêlées, dans une tonalité proche du chant grégorien. Le titre suivant fut un déferlement de grésillements, laissant augurer d’un set assez disparate mais surprenant. Las ! le reste de la vingtaine de minutes laissa place à une lecture féminine pré-enregistrée de La Femme 100 Têtes de Max Ernst, roman-collages surréaliste, assise sur une nappe discrète ou quelques touches de piano ou de cordes. Saluer la figure de l’auteur dadaïste n’est, en soi, pas nécessairement une mauvaise chose mais, à force, la proposition vira à la pose, voire frôla l’escroquerie, n’évoluant presque pas, s’étirant dans la durée jusqu’à l’ennui le plus profond…

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Minibus Pimps

Pour clore la soirée, en même temps que cette édition inégale de Présences Électronique (dont on ressortit, outre le concert de Leafcutter John, sommet indéniable du week-end, ceux de Kara-Lis Coverdale, Hild Sofie Tafjord et Méryll Ampe, ainsi que les diffusions de Thomas Tilly et Jana Winderen), Minibus Pimps était présenté au public parisien. Projet conjoint de John Paul Jones (bassiste de Led Zeppelin !) et Helge Sten (alias Deathprod, et membre de Supersilent), cet attelage ambitionne de traiter électroniquement les sons de basse et guitare. C’est ainsi que l’instrument de l’Anglais, joué au bottleneck et doté d’un panneau changeant de couleur sur sa table d’harmonie, envoya des accords que le Norvégien retravaillait grâce à ses machines. Assis sur le côté de la table, ce dernier lâchait quelques traits de guitare électrique saturée, eux aussi filtrés, tamis utilisé quel que soit le registre emprunté par les deux musiciens, passant d’un quasi-blues à des rivages presque prog-rock.

François Bousquet
le 25/04/2017

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