High Plains

Cinderland

(Kranky / Differ-ant)

 date de sortie

10/03/2017

 genre

Rock

 style

Ambient / Néo-Classique

 appréciation

 tags

Ambient / High Plains / Kranky / Loscil / Néo-Classique

 liens

Loscil
Kranky

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En marge de sa riche carrière sous le nom de Loscil, Scott Morgan prend encore le temps de développer d’autres projets parallèles. C’est ainsi qu’après avoir croisé Mark Bridges lors d’une résidence puis pour la réalisation d’une application musicale, les deux Nord-Américains ont décidé de donner une autre ampleur à leur collaboration au sein d’High Plains, duo qu’héberhe logiquement Kranky, maison d’accueil de longue date de Scott Morgan.

La combinaison entre un violoncelliste et un musicien davantage porté sur l’électronique aurait pu conduire à un dialogue un peu basique dans lequel les nappes constitueraient de simples supports des cordes ; or, il n’en est rien puisque, dès le morceau-titre, chargé d’ouvrir l’album, Morgan opère au piano, apportant une coloration un peu différente. Le schéma pressenti arrive pourtant sur quelques morceaux (The Dusk Pines), mais il conduit à mettre en majesté le violoncelle de Mark Bridges, dans un geste assez dépouillé et profond qu’on nous indique être inspiré du Voyage d’Hiver de Schubert.

Alors qu’on pensait évoluer dans un registre assez homogène, voire sans surprise, les deux compères savent, par une poussée sonore placée en fin d’A White Truck, interpeller l’auditeur qui se trouve presque pris d’un mouvement de recul, pas forcément négatif, face à cette subite déferlante. Au-delà de cet acte isolé, le reste de Cinderland se partage effectivement entre échange piano-violoncelle et superpositions multiples (des strates de violoncelle et de ce dernier avec des textures plus synthétiques mises en arrière-plan), sachant se montrer pleinement touchant et émouvant. Si l’album souffre parfois de sa construction (plus de la moitié des titres sont égaux ou inférieurs à trois minutes et trente secondes, alors que la durée sied probablement mieux à l’entreprise), il témoigne assurément des qualités de Scott Morgan, en solo ou en duo, ce dont nous n’avions, il faut dire, jamais véritablement douter.

François Bousquet
le 22/06/2017

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