Acetate Zero / He Died While Hunting

 date du concert

02/06/2017

 salle

Olympic Café,
Paris

 tags

Acetate Zero / Olympic Café

 liens

Acetate Zero
Olympic Café

N’ayant pu assister aux deux précédents concerts donnés à Paris depuis que le groupe s’est remis à se produire sur scène, cela faisait donc plus d’onze ans qu’on n’avait pas vu Acetate Zero en live. Nous étions toutefois apparemment très peu à être dans cette attente puisque nous n’étions pas plus d’une vingtaine dans le sous-sol de l’Olympic Café en ce chaud vendredi soir de week-end prolongé. Pour débuter (très tardivement) la soirée, June Moan, projet du Belge Aurélien Auchain, offrit un set de pop sympathique, accompagné de deux comparses (basse et batterie), dans un registre folk-pop à la fois frais et bien troussé.

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Acetate Zero

C’est dans cette même configuration à trois que les Parisiens d’Acetate Zero prirent place à leur tour, non sans difficultés si l’on en crut les multiples allées et venues de l’ingénieur son sur scène. Ces difficultés ne furent malheureusement pas les dernières puisque si Bright Delight Flame put être joué, en ouverture, avec toutes les qualités qu’on connaît à ce morceau (ligne mélodique de guitare, emballement du titre grâce à la section rythmique, chant traversé par une vraie mélancolie, passages saturés), Angel nécessita trois introductions pour être interprété et le début de Wavering Cares fut repris deux fois car Stéphane Recrosio n’entendait pas le son de la basse dont il venait de se saisir. Dans une configuration où Elsa Dio nous semblait prendre la tête du groupe, par rapport à un Stéphane moins affuté, la jeune femme se chargeait de ¾ du chant principal, alternait guitare, basse et batterie, jouait des arpèges en finger-picking sur la six-cordes pour des titres plus slowcore, à la limite de la ballade.

Sur Definition of Fall, le batteur quitta, pour sa part, ses percussions pour s’emparer d’une guitare, laissant un sampler se charger des rythmiques. Dans l’ensemble, et bien que la setlist piochait dans plusieurs albums du groupe, il nous parut y avoir moins d’électricité, de fougue et de nervosité dans les morceaux proposés ce soir. De toute façon, l’électricité entre les membres se suffisait presqu’à elle-même, l’agacement face aux conditions de la prestation étant largement palpable, conduisant même Elsa à annoncer qu’il s’agissait là probablement là de leur dernier concert (« Je souhaite en tout cas que ce soit notre dernier concert » ajouta-t-elle). Conclusion assez logique de cette prestation laborieuse, Acetate Zero fut interrompu avant la fin, ne pouvant livrer le traditionnel Infra Blast pour conclure, sommé de s’arrêter par l’ingénieur du son afin de respecter le couvre-feu. Si ce concert devait effectivement être le dernier à jamais du groupe, on conservera évidemment les précédents en mémoire plutôt que ce live qui permit cependant de les revoir une dernière fois.

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He Died While Hunting

Pour clôturer la soirée, les Belges d’He Died While Hunting occupèrent la scène pour une autre variation entre post-rock et musique indé. Deux guitares, une basse, une batterie et une trompette constituent, en effet, l’orchestration de cette formation qui avait déjà accompagné Acetate Zero à Bruxelles en décembre dernier. L’alliage de ces cinq musiciens se trouva sans peine, pour des morceaux allant chercher de belles longueurs, proposant passages chantés et envolées instrumentales (notamment quelques soli de trompette ou interventions de Glockenspiel). Face à une assistance encore amenuisée (une dizaine de personnes, dont des membres des groupes précédents), les Bruxellois, avec cette première date parisienne, réussirent à se faire pertinents et à donner envie de les revoir.

François Bousquet
le 07/06/2017

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