A-Sun Amissa

The Gatherer

(Consouling Sounds / Season of Mist)

 date de sortie

28/04/2017

 genre

Rock

 style

Ambient / Free / Doom

 appréciation

 tags

A-Sun Amissa / Ambient / Consouling Sounds / Doom / Free

 liens

A-Sun Amissa
Consouling Sounds

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Après avoir laissé passer un album sans chronique (ainsi qu’un disque partagé avec Aidan Baker), ces pages retrouvent A-Sun Amissa pour The Gatherer, nouvelle étape de la discographie du projet anglais. En fin de recension de Desperate In Her Heavy Sleep, nous signalions toutefois que Gareth Davis avait rejoint le groupe pour You Stood Up For Victory, We Stood Up For Less, leur effort de 2013 ; cependant, cette présence fut de courte durée puisqu’on ne retrouve pas ce musicien sur The Gatherer, album qui, de toute façon, est présenté comme l’œuvre de Richard Knox, entouré de plusieurs amis.

De fait, on retrouve sur les quatre longues plages du disque, de nombreux convives, croisés déjà sur d’autres disques de cette petite sphère gravitant autour de Gizeh Records et de ses sous-labels : Claire Brentnall, Aidan Baker, Frédéric D. Oberland, Aaron Martin, Angela Chan, Owen Pegg, etc… La présence de toutes ces figures conduit l’album à s’orienter, au gré des interventions des uns et des autres, dans diverses contrées : free-jazz lorsque le saxophone de David McLean et la clarinette de Claire Brentnall sont aux avant-postes (Colossus Survives), doom quand les guitares électriques plaquent leurs accords (le début d’Anodyne Nights For Somnolent Strangers), ambient anxiogène quand la voix murmurée d’Aidan Baker croise des nappes sombres et l’alto d’Angela Chan (la suite de ce même titre) ou lorsque celle plus grave de Colin H. Van Eeckhout se trouve soutenue par le saxophone et la clarinette (The Recapitulation), et enfin jazz plus ample avec un jeu très aérien du saxophone (Jason Molina’s Blues).

« Beau et ténébreux » étaient les deux adjectifs utilisés par ces pages pour qualifier ce que propose A-Sun Amissa et ce nouvel album vient assurément conforter ces épithètes, profitant une nouvelle fois de l’étirement dans la durée (avec ses pistes dépassant les onze minutes de moyenne) pour renforcer encore son dispositif de base, et pousser ainsi un cran plus loin son travail. Le bénéfice des invités se fait, en effet, ressentir tout au long de l’album conservant, dans le même temps, les qualités intrinsèques au projet de Richard Knox. Alors que la formation britannique a effectué, au moment de la sortie de cet album, une petite tournée belge (leur présent label étant basé à Gand), on se dit qu’on n’aurait rien contre un passage en France également.

François Bousquet
le 17/07/2017

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