Yann Novak

Idleness, Endlessness

(Dragon’s Eye Recordings / Internet)

 date de sortie

27/08/2015

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Minimal

 appréciation

 tags

Ambient / Dragon’s Eye Recordings / Drone / Minimal / Yann Novak

 liens

Dragon’s Eye Recordings
Yann Novak

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On ne s’en lasse pas. Chaque album de Yann Novak est un petit bijou, une perle d’ambient minimale, douce et envoûtante. On l’avait découvert en 2012 avec un EP de toute beauté mais dont on aurait souhaité que les 20mn soient éternelles. Avec Idleness, Endlessness, disponible uniquement en numérique, Yann Novak dépasse la contrainte du support et nous propose 2 titres d’exactement 1h. Idleness pour le premier, Endlessness pour le second.

C’est en 2012 que cet album a commencé à voir le jour, avec une résidence d’artistes durant laquelle ceux-ci n’avaient aucune obligation de production. L’idée était de prendre le temps, de réfléchir et de créer une occasion d’expérimenter la contemplation. On ne pouvait rêver mieux pour Yann Novak dont la musique est à chaque fois une invitation à la contemplation. Il a d’ailleurs mis en pratique l’idée même de ce festival lors de la composition de ces deux pièces puisque toutes les 15mn, il ne touche plus à rien pendant 5mn. Une pause durant laquelle l’artiste prend le temps d’étudier le chemin parcouru et de décider de la direction qu’il va prendre durant les 15 prochaines minutes.

Le matériel sonore est assez basique : quelques tonalités extraites d’un synthétiseur portable et un unique field recording de vent, un souffle dans les arbres ponctué de quelques piaillements d’oiseaux. Idleness débute dans le quasi silence, puis l’enregistrement ambiant s’élève avec le bruissement des feuilles et quelques oiseaux bien présents. Assez rapidement, un ronronnement sourd s’installe et des nappes synthétiques prennent le dessus. Tonalités douces, ondulant lentement, on devine que les éléments sont en place et sont là pour durer. Imperceptiblement, les tonalités évoluent, se faisant un temps plus cristallines, puis plus chaleureuses alors qu’elles s’apparentent à des accords d’orgues.
Comme on pouvait s’y attendre, Endlessness est assez proche du premier titre avec là aussi une introduction qui s’appuie sur les field recordings, un léger bruissement, puis les nappes qui font leur apparition. Ce second volet se révèle être beaucoup plus linéaire : les ondulations sont moins marquées et l’évolution des tonalités est également plus subtile. Ici, c’est le même son qui évolue lentement, à la fois de plus en plus feutré en croisant des souffles et textures, et de plus en plus grave. Mais c’est cette linéarité qui retient l’attention, donnant par endroit l’impression qu’un avion n’en finit pas de traverser le ciel.

Vous l’aurez compris, cette production est dans la lignée des précédents travaux de Yann Novak. Une ambient douce, feutrée et minimale, invitant à la contemplation. Sublime !

Fabrice ALLARD
le 20/06/2017

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