Laurent Pernot : Pas de Rose pour l’Infini

 date

du 01/07/2017 au 20/08/2017

 salle

Passage Sainte-Croix,
Nantes

 appréciation
 tags

Laurent Pernot / Passage Sainte-Croix

 liens

Passage Sainte-Croix

 dans la même rubrique
du 15/09/2017 au 23/12/2017
Clément Cogitore : Braguino ou la communauté impossible
(Le Bal)
du 21/09/2017 au 17/12/2017
Pierre Paulin : Boom Boom, Run Run
(Le Plateau / FRAC Île-de-France)
du 08/09/2017 au 17/12/2017
Alexandra Bircken : Stretch
(Crédac)
du 06/09/2017 au 09/12/2017
Perpetual Construction
(CAB)
JPEG - 158.3 ko
La Terre où les Arbres rêvent
(courtesy de l’artiste)

En parallèle des œuvres disséminées un peu partout dans la ville, et de l’exposition consacrée à Dewar & Gicquel à la HAB Galerie, le Voyage à Nantes programme, en cet été 2017, une mini-présentation personnelle de Laurent Pernot au Passage Sainte-Croix. Dans ce bel ancien prieuré bénédictin du XIIe siècle, transformé en centre culturel par la volonté du diocèse et géré par une association, le Français montre une demi-douzaine d’œuvres résonnant avec La Terre où les Arbres rêvent, installé en majesté Place Royale.

JPEG - 48.4 ko
Tenir la Mer
(courtesy de l’artiste)

Au cœur de Nantes, cet oasis asséché (malgré la présence de la grande fontaine voisine) dévoile deux palmiers courbés sur lesquels se reposent des corps humains aussi blanchis que le sol. Dans cette interaction nature-homme se joue alors quelque chose au-delà du traditionnel affrontement ou de l’habituelle volonté du second de prendre la main sur la première. Très littéralement, c’est pourtant ce qui advient dans Tenir la Mer, boule de cristal tenue par une main et dans laquelle on voit une vidéo de mouvement des vagues. S’agit-il alors de voir l’avenir ou bien le passé ? Interrogation identique avec le film Montagnes où Laurent Pernot a accéléré le temps géologique pour que les massifs se déploient à grande vitesse, prenant davantage de hauteur.

JPEG - 125.5 ko
Captivité
(courtesy de l’artiste)

L’homme documente donc une évolution de la nature, sans trop savoir si elle est derrière ou devant lui, tente même d’attraper ce qui lui est étranger en mettant sous cloche, dans une petite cage à oiseaux, un croissant de lune en néon (Captivité), ou bien en captant des fréquences provenant du soleil et des étoiles (Light Odyssey). Germe ainsi une poétique certaine, que rejoint la série de toiles consacrées au coucher de soleil, constituées de multiples couches de peintures, y compris une strate métallisée apportant un pailleté un peu irréel (Even Black Turn) comme si, pour représenter le plus fidèlement la nature, l’homme était contraint de tricher un peu.

François Bousquet
le 14/07/2017

À lire également

du 12/10/2013 au 05/01/2014
De Leur Temps (4)
(HAB Galerie)
du 01/10/2010 au 09/01/2011
Qui es-tu Peter ?
(Espace culturel Louis)