(ghost)

Everything We Touch Turns To Dust

(n5MD / Import)

 date de sortie

02/06/2017

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 tags

(ghost) / Electronica / n5MD

 liens

n5MD

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Situé après la proposition ambient faite il y a neuf mois (l’album The First Time You Opened Your Eyes publié alors sur Sound in Silence), le morceau d’ouverture d’Everything We Touch Turns to Dust se place dans cette continuité, arythmique et un peu contemplative. On se souvient alors des réserves émises lors de la recension de ce précédent long-format de (ghost). Pourtant, c’est un leurre car, dès le titre suivant, le musicien réintroduit des pulsations pour offrir un effort d’electronica mélodique particulièrement soyeux.

À cet égard, la qualité des composantes utilisées par Brian Froh ne nous a jamais paru aussi aboutie. De la précision des rythmiques aux tessitures de ses mélodies, de ses capacités à mettre en place quelques breaks plus abrupts (le début de Careful Deception) au caractère velouté qui transparaît de la plupart de ses compositions, de la tendre mélancolie qui affleure par endroits aux quelques beats plus affirmés qu’il sait aussi convoquer (To Watch It All Burn), son écriture atteint un niveau tout à fait substantiel pour même s’enrichir très joliment sur le dernier titre, à la progression continue et savoureuse (What’s Left For Us).

Une nouvelle fois, l’États-unien reconnaît tout le tribut qu’il doit à l’electronica des années 90 et 2000, sachant aller piocher, dans ce bagage, plusieurs caractéristiques propres à façonner un ensemble qui sait ne jamais verser dans le fourre-tout. La présence de matériaux plus acérés et plus secs (Wounds), le jeu sur les fréquences (le début de Wastelands), les petites envolées du morceau-titre témoignent ainsi de cette capacité à incorporer des éléments autres, tout en conservant une forme de grâce et de légèreté. Après avoir tout juste regretté la relative brièveté d’un album contenu dans une quarantaine de minutes, on finira cette chronique enthousiaste par une facilité en soulignant l’antiphrase de l’intitulé de ce quatrième long-format : plutôt qu’en poussière, ce que touche (ghost) s’est ici transformé en métal précieux.

François Bousquet
le 16/08/2017

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