Jefre Cantu-Ledesma

On The Echoing Green

(Mexican Summer / La Baleine)

 date de sortie

16/06/2017

 genre

Rock

 style

Shoegazing / Space Rock

 appréciation

 tags

Jefre Cantu-Ledesma / Mexican Summer / Shoegazing / Space Rock

 liens

Jefre Cantu-Ledesma
Mexican Summer

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Ces pages avaient pu rendre compte de l’inflexion qu’avait constitué Love Is A Stream, album publié fin 2010 par Jefre Cantu-Ledesma : le musicien y abandonnait guitares préparées et ambient minimaliste pour un shoegazing à la réelle puissance sonore. Depuis, l’États-Unien a multiplié les sorties (quasiment un album par an) sans qu’on ne s’y arrête véritablement, avant cet On The Echoing Green, paru sur Mexican Summer (label auquel on ne l’aurait pas forcément associé spontanément) et dont les chroniques lues sur d’autres publications étaient particulièrement louangeuses.

Ce nouveau long-format semble tisser un lien assez étroit avec l’album précédemment évoqué ici puisque les guitares y sont à nouveau en majesté, recouvertes de filtres et rejointes par des effets et quelques vocalises féminines (opérées par l’Argentine Sobrenadar). Mais, à la différence de Love Is A Stream, le propos paraît avoir gagné en maturité, capable de progression et de différenciation plus marquée, capable aussi de livrer à la fois un morceau long de dix minutes dans lequel on se perd jusqu’au vertige (A Song Of Summer) ou des pistes tournant autour des cent vingt secondes. Plus ramassés, ces titres voient également les guitares être affublées d’une réverbération renforçant le caractère aérien de l’ensemble (Echoing Green, Autumn).

Mélodiquement même, les compositions ont gagné en structure, faisant apparaître plus nettement les lignes chromatiques de guitares rêveuses et divagantes, dialoguant alors habilement avec des rythmiques un peu bricolées (The Faun et Dancers At The Spring). La saturation se trouve alors contenue, limitée au strict nécessaire comme le sont, dans un autre genre, les participations chantées de Sobrenadar, intervenant en discussion avec la partition de six-cordes dans le très space-rock, efficace et bien-nommé Tenderness. S’il fallait émettre un reproche à l’endroit d’On The Echoing Green, on pourrait regretter sa légère brièveté (neuf titres pour trente-huit minutes), mais cela reste bien mince face à toutes les qualités détaillées précédemment.

François Bousquet
le 11/09/2017

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