Astrïd & Rachel Grimes

Through The Sparkle

(Gizeh Records / Import)

 date de sortie

01/09/2017

 genre

Rock

 style

Néo-Classique / Post-Rock

 appréciation

 tags

Astrïd / Gizeh Records / Néo-Classique / Post-Rock / Rachel Grimes

 liens

Astrïd
Rachel Grimes
Gizeh Records

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À force de comparer Astrïd aux Rachel’s, à force de partager une approche assez similaire de la musique (entre post-rock soyeux et musique de chambre), à force que Rachel Grimes soit conviée à participer à des concerts en commun, il fallait bien qu’une collaboration sur disque finisse par voir le jour. C’est donc Gizeh Records qui se charge d’accueillir l’album commun des Français et de l’États-unienne qui, comme on pouvait l’imaginer, voit le piano de cette dernière être mis en majesté, aux côtés des instruments du quatuor nantais. Mis en majesté, mais pas non plus élevé sur un piédestal puisque le clavier ne phagocyte pas toute l’instrumentation, intervenant, par exemple, au même titre que le violon de Vanina Andréani pour se charger des phrases musicales placées en avant (The Herald En Masse ou Mossgrove & Seaweed).

Comme si le style musical choisi, aussi bien que la durée de chaque titre (tous entre cinq minutes trente et six minutes quarante-cinq), imposaient un tel schéma, on a l’impression que plusieurs morceaux se découpent de la même manière. À savoir une première moitié vaporeuse et divagatrice (M5 et M1 avec soit la guitare électrique, soit la six-cordes acoustique de Cyril Secq) ou bien dans laquelle les instruments donnent l’impression de s’accorder ou de se caler (The Theme), et une seconde où le tempo se trouve opportunément relancé, par la grâce de l’introduction d’une mélodie cadencée au piano, de l’arrivée du violon, de la batterie d’Yvan Ros ou bien celle de la clarinette de Guillaume Wickel.

Ceci posé, il faut peut-être ne pas y voir un défaut, mais simplement une volonté d’échafauder les morceaux de la sorte pour, précisément, davantage nous faire goûter leur seconde partie, ce que nous faisons assurément. Quoiqu’il en soit, et au cas où on aurait eu un doute, Rachel Grimes se trouve impeccablement intégrée à la musique d’Astrïd, confortant l’aspect ample et habité de la musique du quatuor. Ne reste plus qu’à espérer que de nouveaux concerts en commun auront lieu et que, à la différence des précédents, nous soyons disponibles pour nous y rendre.

François Bousquet
le 05/10/2017

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