Haco

Qoosui

(Someone Good / Import)

 date de sortie

01/09/2017

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / Haco / Someone Good

 liens

Haco
Someone Good

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Uniquement évoquée sur ces pages pour un concert donné aux Instants Chavirés en 2002, Haco a pourtant sorti une dizaine d’albums. Ce n’est donc qu’avec ce nouvel effort, publié sur Someone Good qu’on s’arrête plus longuement sur la discographie de la Japonaise. En relisant la chronique de 2002, on s’aperçoit que la musicienne est toujours adepte de « petites chansons-comptines » ambient réalisées avec assez peu de moyens, misant un maximum sur sa voix, toutefois agrémentée de quelques effets.

Accentuant le caractère cristallin et aérien de l’ensemble, ces derniers sont constitués de micro-larsens, petites oscillations, mini-envolées mélodiques, guitare préparée ou encore bruits d’eau qui coule. Le fait de chanter majoritairement en japonais renforce aussi évidemment cette impression, la langue nippone charriant, par elle-même, des références et réminiscences de cet ordre. Que le lecteur ne se trompe cependant pas : nous ne sommes pas ici dans un registre de l’infra-mince, à peine audible ou frappé de chétivité, mais plutôt dans un univers empli de délicatesse et de minimalisme. Dans ce contexte, on goûtera avec délectation les sept morceaux de l’album, chacun inscrits dans une durée certaine (pas un n’est inférieur à six minutes), schéma idéal pour se laisser porter (bercer ?) par la voix et les compositions d’Haco.

Ne se reposant pas nécessairement sur ses acquis, la jeune femme sait également densifier ses nappes et les rehausser de granulosité, afin de se situer sur un terrain pas si éloigné du shoegazing, avec sa voix quasiment noyée sous les apports instrumentaux (le très convaincant Anesthesia Love). En parcourant les notes de pochette, on apprend alors que, pour ce Qoosui, la Japonaise s’est entourée de stabilo (parfois crédité sous son véritable nom de Yasutica Horibe), qui a notamment réalisé quelques lignes électroniques et les partitions de guitare électrique. Déjà complices sur l’un des split mini-albums publiés en 2016 par stabilo, les deux musiciens trouvent ici un très joli moyen de se retrouver.

François Bousquet
le 11/10/2017

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