Acid Mothers Temple

 date du concert

12/11/2004

 salle

Dachstock Reitschule,
Berne

 tags

Acid Mothers Temple / Dachstock Reitschule

 liens

Acid Mothers Temple

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Après des changements de line-up (Cotton Casino a rencontré l’amour et s’en est allée) et de longs moments passés en studio ("on jouait, on enregistrait, et on ne pouvait plus s’arrêter" dixit Makoto Kawabata) qui les conduisent à sortir pas moins de quatre albums cet automne, Acid Mothers Temple s’offre une petite tournée européenne.

Le groupe comprend maintenant quatre membres : Tsuyama Atsushi à la basse qui se charge également de conduire la plupart des parties chantées, Higashi Hiroshi à qui ses longs cheveux gris donnent une allure fantômatique triture au choix un synthétiseur ou sa guitare, Makoto Kawabata semble plus en retrait que d’habitude et se concentre sur ses parties de guitare. Au fond, derrière sa batterie, Koizumi Hajime semble être le seul à rester sérieux.

Les premiers morceaux sont pleins de guitares qui tissent de longues envolées psychédéliques : cela commence en général avec les sons de films de science-fiction des années 60 que Hiroshi sort de son synthé, pour ensuite s’énerver quand les guitares se font plus présentes. Cependant, on sent tout de même une envie de ne pas trop rallonger les morceaux (par rapport aux albums) pour pouvoir montrer l’éventail de ce dont ils sont capables.

Et bientôt Atsushi se met à utiliser sa voix sur tous les morceaux, comble les temps morts par des borborygmes en rythme et chante dans le style proto-occitan qui rappelle La Novia ou le récent La Li Lo (on aura d’ailleurs droit à des versions courtes de ces deux morceaux). On ne se rappelait pas que ces parties vocales étaient aussi présentes, mais elles se marient très bien à la musique, même quand elles n’ont pas le côté musique traditionnelle, et qu’elles ressemblent plus à une vocalise mélodique (les films érotiques semblent être l’autre source d’inspiration cinématographique du groupe). Bref la recette ne change pas, et ce qu’on nous sert est toujours aussi bon.

Bertrand Le Saux, Soizig Le Calvez
le 02/12/2004

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